Le président du Conseil constitutionnel camerounais est décédé ce dimanche 4 octobre 2026 en France, à l’âge de 85 ans, selon plusieurs sources concordantes. Il était le premier président de cette haute juridiction depuis sa création.
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, M. Irrecevable, est décédé ce dimanche 4 octobre 2026 en France, où il recevait des soins depuis plusieurs mois, rapportent plusieurs médias. Selon ces sources, le décès serait survenu tôt ce matin, aux environs de 5h22.
Né le 20 septembre 1941 à Ngomedzap, dans le département du Nyong-et-So’o, Clément Atangana avait consacré l’essentiel de sa carrière à la magistrature. Entré dans le corps judiciaire en décembre 1968, il a occupé plusieurs fonctions, notamment celles de président de tribunal, procureur général et président de cour d’appel, avant de poursuivre sa carrière à la Cour suprême.
Premier président du Conseil constitutionnel
Après plusieurs décennies dans la magistrature, Clément Atangana avait été nommé, le 7 février 2018, premier président du Conseil constitutionnel du Cameroun. Il avait ainsi été placé à la tête de l’institution chargée notamment de veiller à la régularité des élections présidentielles et parlementaires et de connaître du contentieux électoral.
Son nom reste particulièrement associé aux deux dernières élections présidentielles. En 2018, il avait dirigé les audiences relatives au contentieux de l’élection présidentielle. En 2025, il avait de nouveau présidé le Conseil constitutionnel lors de l’examen des recours liés à la présidentielle du 12 octobre. La juridiction avait ensuite proclamé les résultats définitifs du scrutin le 27 octobre 2025.
Une figure controversée
La carrière de Clément Atangana n’a toutefois pas été exempte de controverses. Les décisions rendues par le Conseil constitutionnel sous sa présidence ont régulièrement fait l’objet de critiques de la part de l’opposition et d’une partie de la société civile, notamment lors des contentieux électoraux de 2018 et 2025.
Sa disparition marque néanmoins la fin du parcours d’une figure majeure de la justice camerounaise contemporaine. À 85 ans, Clément Atangana laisse derrière lui plusieurs décennies de carrière judiciaire et une empreinte durable sur le fonctionnement des institutions constitutionnelles du pays.
Les modalités de ses obsèques et les éventuels hommages officiels qui lui seront rendus restent, à ce stade, à préciser.






















