Nommé par décret présidentiel le 16 octobre 2026, ce magistrat hors hiérarchie prend la tête de la plus haute juridiction constitutionnelle du Cameroun, après le décès de Clément Atangana. Il hérite d’une institution centrale dans le contrôle de constitutionnalité et le contentieux électoral.
Le Conseil constitutionnel camerounais a un nouveau président. Rémy Nama a été nommé à ce poste par le président de la République, Paul Biya, à travers le décret n° 2026/334 signé le 16 octobre 2026 à Yaoundé. Il succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre dernier à Paris, à l’âge de 85 ans. Cette nomination met fin à la vacance ouverte à la tête de l’institution depuis la disparition de son premier président.
Un magistrat issu de la Présidence
Magistrat hors hiérarchie, Rémy Nama exerçait jusqu’à sa nomination au Secrétariat général de la Présidence de la République. Il y occupait notamment les fonctions de chargé de mission et intervenait dans les dossiers juridiques et administratifs de l’institution. Son parcours comprend également des responsabilités au sein des instances de gouvernance d’établissements publics, notamment le Parc national de matériel de génie civil (Matgénie) et l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME).
Sa nomination le place désormais à la tête d’une institution dont les décisions peuvent peser directement sur la vie politique et institutionnelle du pays. Le Conseil constitutionnel veille notamment à la régularité de l’élection présidentielle, des élections parlementaires et des référendums. Il statue également sur la constitutionnalité des lois et tranche les contentieux électoraux relevant de sa compétence.
Une institution au cœur des échéances électorales
Le nouveau président prend ses fonctions dans un contexte où les décisions du Conseil constitutionnel sont particulièrement suivies, compte tenu de son rôle dans le règlement des différends électoraux et la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux. Les prochaines échéances électorales constitueront ainsi un rendez-vous important pour l’institution.
Depuis le décès de Clément Atangana, l’intérim était assuré par le professeur Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge des membres du Conseil. La succession intervient également après la disparition, en août 2026, de Bah Oumarou Sanda, membre de l’institution. Un décret distinct, portant le numéro 2026/333, a nommé Abdoulaye Daouda pour le remplacer.
Avec l’arrivée de Rémy Nama, le Conseil constitutionnel ouvre une nouvelle séquence de son histoire. Au-delà du changement de personne à sa tête, l’attention portera sur l’exercice de ses attributions, notamment en matière de contrôle des lois et de règlement des contentieux électoraux.

























