Me Mafetgo Clemence à un atelier de ICC-YAAF à douala

“l’avocat est un défenseur des droits de l’homme. Et à ce titre, toute violation des droits de l’homme qui se produit autour de lui, l’emmène à avoir un droit de regard sur cette injustice. Il est parfaitement dans son droit, lorsqu’il décide de dénoncer les injustices autour de lui”, a précisé à Cameroon Press, l’avocate inscrite dans plusieurs barreaux dans le monde, justifiant son droit de regard.

La patronne du Cabinet Tchamo pense qu’il n’y a qu’au Cameroun que l’avocat n’est pas valorisé. « Vous allez voir dans les grands états comme les états unis, plus de la majorité des membres du Gouvernement sont des avocats. Cela dit, l’avocat est celui-là même qui est le garant du respect des droits et libertés. Dans la chaîne judiciaire, il n’y a que l’avocat pour dénoncer”

Me Mafetgo Clémence est avocate au barreau du Cameroun depuis Janvier 1997. Elle est fondatrice et manager du cabinet Tchamo Mafetgo à Douala, sis Deïdo, Grand moulin. En 29 année de plaidoirie, l’avocate internationale, et fervente défenseure des droits de l’homme, a formé plusieurs dizaines d’avocats, aujourd’hui très grands et connus, à l’instar de Me Ngouana et Me Youdom. En plus du barreau du Cameroun, elle est inscrite sur la liste de la Cour Pénale Internationale, elle est Avocate auprès du Tribunal S. pour le Liban, et le Tx de l’Ex Yougoslavie. Elle est Diplômée de l’Académie Mondiale de la Propriété Intellectuelle ; Diplômée de l’ISPEC (Benin) en matière coopérative ; Membre de l’American Business Association et Membre des Avocats Sans Frontières.

La défenseure des droits de l’homme dénonce des violations au Cameroun

D’après Me Mafetgo, il y a eu beaucoup de violations des Droits de l’Homme dans le monde, et particulièrement au Cameroun à l’aune de l’élection présidentielle dernier, qui a induit beaucoup d’instabilités. La distinguée juriste soutient qu’à la suite de l’élection présidentielle, les opposants qui n’ont pas gagné l’élection ont engagé les hostilités. Et, le Gouvernement ne voulant pas lâcher prise, a utilisé les méthodes fortes pour réprimer les contestataires. « Et, de nos jours, plusieurs personnes sont en prison, beaucoup n’ont pas encore été entendus, et plusieurs violations des droits de l’homme ont été observées à l’égard des personnes qui ne manifestent pas », fait-t-elle savoir.

“En 2026, ces violations continuent”, précise-t-elle. Me Mafetgo a cité le cas d’une femme qui a été interpellée devant ses enfants qu’elle accompagnait à l’école, alors qu’elle était en possession de sa Carte d’identité. “J’ai l’impression que les forces de l’ordre se cachent derrière cette crise politique, pour aller au-delà de leur compétence, et des services que la nation leur a confiés”, a-t- elle déclaré à Cameroon Press.

Des sanctions disciplinaires et même pénales pour un recadrage des forces de l’ordre

D’après l’avocate internationale, ces violations observées depuis 2025, méritent d’être sanctionnées. “Nous osons croire qu’en 2026, les forces de l’ordre seront recadrées, peut-être par des actions disciplinaires et même pénales, parce c’est un laisser-aller, chacun fait ce qu’il veut. Quelqu’un peut se lever et arracher votre bien et il n’y a personne pour revendiquer” a-t-elle fait savoir. Au micro de Cameroon Press, l’avocate a fait appel à une intervention de l’autorité suprême de l’État pour remettre les pendules à l’heure. « Le Cameroun est vraiment descendu par rapport à la bonne image qu’il avait sur le plan international », a-t-elle ajouté.

Billy Kolla

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