L’opération sixième étoile s’est arrêtée vendredi. Le sixième sacre du Cameroun attendra encore un peu. La déception est réelle, la frustration aussi. Elle est à la mesure de l’attachement viscéral de millions de Camerounais à leur sélection. Mais l’échec n’appelle pas le désarroi. Il invite à la lecture fine, au tri entre l’émotion et l’essentiel.

Cette expédition marocaine n’était pas celle des certitudes. Elle s’est construite dans le bruit, les doutes, les procès permanents. Peu misait un kopeck sur ces Lions-là. Et pourtant, au fil des matchs, une évidence s’est imposée : le Cameroun n’était pas venu pour faire de la figuration.

Dans l’ensemble, l’équipe a affiché un visage vaillant, conquérant et combatif. Pas flamboyant, mais cohérent. Pas dominateur, mais accrocheur. Une sélection qui a accepté le combat, assumé ses temps faibles et su poser des problèmes à des adversaires parfois plus installés. Dans le contexte, c’est loin d’être anodin.

Surtout, cette CAN a servi de révélateur. Kofane, Etta-Eyong, Tchamadeu, Nagida, Baleba, Avom, Namaso, Kotto et d’autres ont pris date. Ils sont désormais identifiés, observés, respectés aux confins du continent. Cette reconnaissance ne se gagne pas dans les discours, mais sur le terrain, face à l’exigence d’une Coupe d’Afrique des Nations.

Il faut aussi saluer, à sa juste valeur et au regard des circonstances, le travail du sélectionneur David Pagou. En peu de temps, sans confort excessif, il a installé une ossature, clarifié des rôles et surtout redonné une lisibilité collective. Ce n’est pas rien dans un environnement où la continuité est souvent la première victime.

Bien sûr, tout n’a pas été parfait. La marge offensive, la gestion de certains temps forts ou faibles, la maîtrise émotionnelle dans les moments décisifs restent des chantiers ouverts. Mais ces manques sont ceux d’une équipe en construction, pas d’un groupe en fin de cycle.

Cette CAN marocaine laisse donc un sentiment mêlé : la douleur de l’élimination et la conviction que quelque chose a été enclenché. Le Cameroun repart sans trophée, mais pas les mains vides. Il repart avec une génération qui a appris, une base qui existe, et une perspective qui se dessine.

Le football n’est pas une science exacte, encore moins une ligne droite. Il est fait de détours, d’échecs utiles et de victoires différées. À condition de savoir lire les signes. Ceux laissés par ces Lions Indomptables invitent moins à la colère qu’à la patience et à la lucidité.

La sixième étoile attendra. Mais l’avenir, lui, a déjà commencé. Et il s’annonce prometteur…

Simon Pierre Etoundi 

 

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