D’après le code général des CTDs lue en partie à l’endroit du président Polycarpe Banlog, le Conseil régional a pour mission de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif dans sa sphère de compétence. Le Président de la Cour d’Appel du Littoral, a rappelé le Jeudi 15 Janvier 2026, au président du Conseil Régional que l’un de ses engagements essentiels est le désintéressement. “Toute autre visée contraire à cette logique, exposerait naturellement ce dernier, à de fâcheux désagréments”, a précisé le président de la séance.
À Douala le Jeudi 15 Janvier dernier, l’hon Polycarpe Banlog a prêté serment devant toutes les forces vives de la région du Littoral. La cérémonie de prestation qui a eu lieu à la Cour d’Appel de céans, présidée par le président de ladite cour, était l’occasion de rappeler au président réélu avec 98% des suffrages, ses missions, ses obligations et une précision sur la place stratégique qu’occupe son territoire de quitus. À l’aune de cette étape finale du processus électoral des conseillers régionaux, le président de la Cour d’appel du Littoral, Emmanuel Arroye Betou, a précisé à Polycarpe Banlog que son poste est la clé de voûte de l’exécutif régional.
“M. le président du Conseil Régional, les espoirs posés en la collectivité territoriale décentralisée sous votre magistère à travers ce second mandat, sont grands et à la mesure des immenses défis, procédant de la position stratégique de la région du Littoral”, a déclaré M. Emmanuel Arroye Betou à Polycarpe Banlog. “C’est à ce prix, et à ce prix seulement que le processus de décentralisation, en cours de maturation dans notre pays, atteindra l’objectif louable, à savoir, garantir le plein épanouissement des populations dans le sens décrit à sa manière, mais de façon convaincante”, a-t-il poursuivi.

Les compétences du Conseil Régional
Le Conseil Régional exerce son quitus dans le respect de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire et de la primauté de l’État incarné par l’autorité représentant l’État dans sa circonscription. De ce fait, ses missions qui parcourent l’économie, le Sport, la Culture, la Santé et l’Éducation sont multiples et exigeantes.
Sur le volet économique, le Conseil régional a la responsabilité d’assurer la promotion des PMEs, d’organiser des salons et Foires, de promouvoir l’artisanat, les activités agricoles et pastorales. Le président du Conseil Régional a également la responsabilité d’appuyer des minis projets générateurs de revenus, de promouvoir le tourisme, et d’élaborer et exécuter des plans régionaux de développement. Le Conseil Régional est en outre investi de la mission de veiller à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles; à la gestion, la protection et l’entretien des zones protégées et des ressources naturelles.
Le conseil régional participe par ailleurs à la gestion des transports publics interurbains, à la réhabilitation et à l’entretien des routes départementales et régionales. Il prête main forte aux municipalités en matière d’urbanisme et d’habitat. “je pense ici à tous ces habitants spontanés, résultants du non respect du cahier de charge, du non respect des plans d’urbanisme, etc…”, a précisé le Président de la Cour d’appel suscitée.
Sur le volet du développement sanitaire, le Conseil régional s’occupe de la création des centres sanitaires, de l’équipement de la gestion et de l’entretien des formations sanitaires de la région. Il s’occupe de la mise en œuvre des mesures d’hygiène…, de la participation à la mise en œuvre de la carte sanitaire régionale, de la participation à l’organisation et à la gestion de l’approvisionnement en médicaments, réactif et dispositif essentiel en conformité avec la politique nationale de santé. “Le développement éducatif, sportif et culturel de la région n’est pas moins significatif”, a fait savoir M. Emmanuel Arroye.
Les moyens d’action en terme de ressources du Conseil Régional qui ont été prévus par le régulateur
En ressources financières, le Conseil régional bénéficie de la dotation générale de la décentralisation destinée au financement partiel de la décentralisation, indexée sur une fraction des recettes annuelles de l’État. En plus, d’autres dotations spéciales peuvent être allouées aux régions en cas d’insuffisance de leur ressources financières de nature à compromettre l’exécution de ses missions. Les régions disposent elles-mêmes de leurs ressources propres, résultant d’activités génératrices de revenus.
À titre de Rappel
Le président de la Cour d’appel du Littoral a rappelé à Polycarpe Banlog que ces ressources conséquentes doivent être gérées par le Conseil Régional, avec la plus grande circonspection. Car, ainsi qu’il a été signalé, l’une des obligations essentielles incombant au président du Conseil Régional est, bien entendu, le désintéressement qui lui-même induit en terme d’objectif, le seul intérêt général. Toute autre visée contraire à cette logique, exposerait naturellement ce dernier, à de fâcheux désagréments.
















