Face à la presse, le nouveau chef a fait savoir que les chefs des communautés doivent faire partie du développement du village. “Ces préoccupations, nous allons les gérer ensemble” nous avons besoin des leaders de chaque Communauté”.
Dans l’arrondissement de Dibombari ce Samedi 28 Mars, des communautés résidentes, originaires des quatre coins du pays, se sont réunies à l’initiative du nouveau chef du Village Babenga, afin de synchroniser les ambitions de l’exécutif traditionnel et celles des habitants du village. Dans sa démarche entamée en faveur des populations de ce village du département du Moungo, S.M Tobo Diboundje Hilaire veut se rassurer que les populations résidentes avancent en toute transparence vers un destin commun. “Le vivre ensemble est une quête permanente dans le village”, a-t-il déclaré.
La rencontre de prise de contact qui a eu lieu dans la matinée à la case communautaire de Babenga, visait à présenter la vision du Chef pour les populations résidentes et le recueillement de leurs préoccupations majeures. Plusieurs communautés des régions de l’Ouest, du Nord-Ouest du Sud-Ouest et du Littoral, étaient présentes et ont unanimement soumis à l’exécutif traditionnel, des problèmes d’eau, d’électricité, de sécurité et des problèmes fonciers.

Des préoccupations majeures corroborées par une enquête de Cameroon Press sur le terrain.
A l’approche de notre reporter, plusieurs résidents paisiblement installés dans le village ont manifesté leur joie après le changement à la tête du commandement traditionnel de Babenga. Saisissant l’occasion, ceux-ci ont saisi l’occasion pour soumettre avec déférence, leurs préoccupations majeures : “Nous demandons au nouveau chef de nous “Sauver”. On n’a pas d’eau, nos appareils sont grillés à la maison à cause du courant qui va et vient. On a aussi un gros problème de sécurité. Nous te prions papa de nous aider” a déclaré Mme Ruth, ressortissante de Bamenda dans le Nord-ouest, et habitante de Babenga. Mme Lucie, ressortissante de l’Ouest Cameroun réitère les mêmes préoccupations au micro de Cameroon Press. “Nos plus grands problèmes c’est l’eau et la lumière. La baisse de tension c’est grave, les enfants sont obligés d’aller loin pour regarder la Télé. Nous te prions papa, aide-nous”, a-t-elle déclamé.
A ces préoccupations qui s’ajoutent aux malversations foncières également soulignées par les communautés lors de la réunion, le nouveau chef, fermement engagé dans une démarche participative, prévoit y accorder une attention particulière dans les brefs délais. “Une réunion sera organisée samedi prochain avec les chefs des communautés, afin de résoudre les problèmes suscités de manière inclusive”.

Des structurations pour le développement du village
Afin d’assurer un développement participatif, le Chef a fait savoir que chaque Famille et Communauté est représentée à la chefferie du village. À côté de cette notabilité, le chef prévoit un comité des sages, constitué de doyens desdites communautés, qui auront pour mission d’écouter et soumettre les problèmes de leurs différentes groupements à la Chefferie “aucune décision ne sera prise par le Chef, sans l’avis du comité des sages”, a déclaré le SM; Le Comité de développement avec des postes électifs sera mis sur pied; une structure d’Autodéfense, une Garde royale, entre autres.
Le peuple s’exprime après la réunion qui a réuni les leaders des communautés et chefs des familles
Mme Marie Solange, ressortissante du Nkam : “ça fait plus d’une décennie que je vis dans ce village, et c’est la première fois que nous sommes conviés à une réunion ou nous parlons face à face avec le Chef, et c’est la première fois que nous discutons directement avec le chef. Nous attendons beaucoup de notre nouveau chef, nous avons le sentiment que beaucoup de choses vont changer, vu que c’est la première fois que nous sommes conviés à une séance de travail avec un Chef de ce village. “Ce que j’ai retenu, c’est que SM Tobo Hilaire est le nouveau chef, et que tous nos problèmes, il ne peut pas résoudre ça seul. Nous sommes derrière lui pour travailler ensemble”, a déclaré Kwaji Thaddeus, ressortissant de Bamenda.
















