À moins de 24h de la célébration de la fête de l’unité nationale, événement du vivre ensemble de toutes les couches socio-culturel du Cameroun, des populations locales, natives de la commune de Zoétélé au Sud du Cameroun, ont détruit et pillé des magasins installés dans la zone et appartenant au allochtones. Les pilleurs ont justifié leur colère par le relâchement d’un présumé assassin d’une native de Zoétélé, violé et tué fin mars 2026.
Ce Mardi 19 mai 2026 à Zoetele dans le département du Dja-et Lobo au Sud du Cameroun, les natifs sous fond de colère vengeresse, ont pillé des magasins appartenant à des étrangers. D’après des raisons évoquées, un couple d’hommes d’affaires d’origine Bamiléké, soupçonné d’avoir assassiné une dame originaire de la localité, a été libéré alors que les populations autochtones les croient coupables. Mme Akamba avait été retrouvée morte dans une broussaille fin mars, ses assassins l’avaient violée et tuée et les enquêtes ont dirigé les soupçons sur le couple d’hommes d’affaires.

“Il est libre, celui qui a tué ma sœur. Voilà la justice. Celui qui a tué votre sœur, le voilà libre, il se balade librement dans la ville. Il est au Cameroun, voilà le Cameroun ! Il est libre, et il est à Zoétélé ! Venez aussi me tuer, comme vous avez tué ma sœur. On est resté longtemps…, « ne faites pas de bruit, la juste va agir ». Voilà la justice, il est libre !”, s’exclame un homme présenté comme étant le petit frère de la victime Mme Akamba, établie en Sit-In devant le Magasin Zoedis, appartement à l’homme d’affaires présumé assassiné. Le manifestant il était plutôt avant que des mécontents ne mettent le feu au magasin.
D’après des sources, le domicile de l’homme d’affaires sus-évoqué et promoteur des Dépôts de Boisson, a été incendié plutôt dans la Journée à la suite de l’annonce de sa libération par un natif. L’effet domino s’est répandu sur les pillages des magasins étrangers jusqu’à tard dans la nuit. Dans des vidéos sur les réseaux sociaux, l’on voit des pilleurs emporter des matelas, des denrées alimentaires, des casiers de bière, à travers une rue plus où moins désertée, avec la seule présence des sapeurs pompiers mobilisés pour l’incendie.
Même si l’on ignore encore le motif de la libération des deux tourtereaux, les autochtones du département du Dja-et-Lobo n’ont pas attendu assez longtemps pour perpétuer une tradition locale de pillages des Magasins appartenant aux allochtones. Ces événements se déroulent à quelques heures de la fête de l’unité nationale qui se célèbre le 20 mai de chaque année.





















