D’après le ministère de la défense dans un communiqué, “les rapports des examens complémentaires menés en Suisse, présentent l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux. Ledit rapport conclut à une mort naturelle”.
Dans le même communiqué daté du mardi 24 février, le Ministère de la défense a fait savoir que, le Commissaire du Gouvernement a ordonné depuis lundi 23 février, la levée des scellés de la dépouille de Anicet Ekane, permettant ainsi la mise du corps à la disposition des ayants droit par la Direction de l’Hôpital Central de Yaoundé.

Communiqué Radio-presse du Mindef
Le Ministère de la Défense communique : à la suite du décès du nommé EKANE Anicet Georges, 74 ans, survenu le 1er décembre 2025 à l’aube au Centre Médical Militaire de la Gendarmerie Nationale à Yaoundé, et en vue d’élucider les circonstances réelles de son décès, une enquête avait été ouverte à l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale en même temps qu’une autopsie médico-légale était prescrite.
De cette enquête administrative, il ressort d’une part que l’interpellation et la garde à vue du nommé EKANE Anicet Georges étaient consécutives à son implication dans les manifestations violentes enregistrées à Douala avant et après la publication des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, et d’autre part, que son décès était survenu alors que l’enquête judiciaire ouverte sur divers griefs légaux suivait encore son cours.
Le rapport de l’autopsie médico-légale produit par une collégialité composée d’un Professeur et de deux Docteurs en médecine, sur la base des résultats des examens complémentaires effectués au Centre Universitaire Romand de Médecine Légale en Suisse, a été remis au Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire de Yaoundé le lundi 23 février 2026.
Il en ressort une absence totale de lésion traumatique, et l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux. Ledit rapport conclut à une mort naturelle.
C’est pourquoi ce même lundi 23 février 2026, le Commissaire du Gouvernement a ordonné la levée des scellés, permettant ainsi la mise du corps à la disposition des ayants droit de la victime par la Direction de l’Hôpital Central de Yaoundé.
















