Dans un entretien médiatisé à Yaoundé, le ministre Atanga Nji a fait savoir qu’il a déjà fermé 1400 églises au Cameroun et entend poursuivre les hostilités. Face aux responsables de l’église mentionnés par l’assassin d’une fillette de 11 ans, Atanga Nji a fait savoir que la récréation est terminée.
“Depuis environ 1 an et demi, nous avons fermé plus de 1400 églises, qui étaient gérés par des Brigands, des Bandits, qui ont détruit des familles avec la manipulation. Ces églises montaient les parents contre les enfants et les enfants contre les parents. À peine sommes-nous en train d’évoluer dans la fermeture des églises. ndlr) on reçoit cette actualité ou un enfant a reçu 17 coups de poignard sur le label d’une église.” Le ministre de l’Administration a reppelé ces fait lors d’une réunion médiatisée dans ses services, avec les responsables de l’église évangélique Vie et Paix église mentionnée par la femme qui a assassiné une fillette de 11 ans à coups de poignard à Yaoundé.
Au cours de la réunion pendant laquelle il a annoncé la fin de la récréation avec des églises de réveil, le ministre a fait savoir qu’il devait tenir une réunion en privée avec les responsables de ladite église afin de mieux s’enquérir de la situation. D’après le MINAT, la tolérance administrative avec les églises de réveil, est terminée. “Cette récréation qui a trop duré est terminée. Il y aura désormais un compte rendu annuel de chaque congrégation religieuse, au ministre de tutelle. Vous devez nettoyer, sinon on va engager une procédure par devant le chef de l’État pour la dissolution de l’église. Il y a des pratiques qu’on ne peut plus accepter”. D’après le MINAT, l’État ne devrait pas laisser libre cours aux formations ecclésiastiques. “Celui qui est électricien, qui est maçon, du jour au lendemain, devient le pasteur d’une église, là il y a problème”, a-t-il précisé.
La nécessité d’une formation
Le MINAT a insisté sur la nécessité de renforcer la formation des pasteurs et des responsables religieux à travers l’organisation de séminaires et de sessions de sensibilisation à des comportements citoyens. Il a également demandé aux dirigeants de l’Église de procéder au recensement de tous leurs représentants sur le terrain et de transmettre aux autorités les informations relatives à leurs instances légalement constituées, afin de faciliter le suivi administratif de leurs activités.
À l’issue de la rencontre, le MINAT a exhorté les responsables de l’Église Évangélique « Vie et Paix au Cameroun » à renforcer leur vigilance, à promouvoir des enseignements conformes aux lois de la République et à collaborer étroitement avec les pouvoirs publics afin de prévenir tout acte susceptible de mettre en danger la vie des citoyens.























