“Si rien n’est fait, d’ici 2 à 3 ans, il n’y aura plus un seul transporteur professionnel au Cameroun”, a déclaré le SG de la plate-forme syndicale à l’origine des dénonciations. Le transport pour compte propre, le monopole d’installation des caméras embarquées, le financement du CNCC par les transporteurs, sont entre autres, les problèmes énoncés par les patrons du fret terrestre au Cameroun. Le Syndicat des Transporteurs Terrestre du Cameroun demande au gouvernement de faire bouger les lignes pour sauver la profession.
Réunis le 30 juin 2026 à Douala, les Transporteurs Terrestres du Cameroun dans la région du Littoral, ont présenté à la presse locale, des sujets de mécontentement pour lesquels, le Syndicat aimerait jouir d’une amélioration positive de la part du Gouvernement : Les opérateurs du fret terrestre ne veulent plus contribuer financièrement au fonctionnement du CNCC; ils souhaitent que le mintransport libéralise le marché des caméras embarquées, et dénoncent des manquement financier dû au transport pour compte propre, entre autres…
La rencontre médiatisée qui réunissait des opérateurs de transport de marchandises et le bureau local du SNTRC, avait pour raison principale de restituer l’issue de la réunion qui s’est tenue à Yaoundé le 16 juin passé avec le président national dudit Syndicat, l’hon. Pierre Simé, par ailleurs Président de la Plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers du Cameroun.

D’après le président régional Raymond Moungang face à la presse, Il est impensable et inacceptable que l’état demande à des structures privées de contribuer au fonctionnement de sa structure, en prélevant plutôt sur leurs recettes. “…l’ingérence de l’État dans l’activité de transport des marchandises, nous insistons là dessus. L’État ne peut pas créer une structure (CNCC. ndlr), et penser que c’est le transporteur privé qui doit faire fonctionner avec ses recettes. L’état, naturellement, attend des Transporteurs que nous sommes, des impôts, et non le financement de sa structure créée”.
Les transporteurs de marchandises dénoncent entre autres, les transports pour compte propre, cad des entreprises industrielles qui préfèrent transporter eux même leur produits au détriment des Transporteurs professionnels, “Le transport pour compte propre n’est pas une invention camerounaise, sauf qu’ailleurs, il est circonscrit dans un périmètre réduit. Mais au Cameroun, au-delà de s’autonomiser en interne, il évoluent dans les mêmes conditions que celles des transporteurs professionnels, et ça prend de l’ampleur”.
D’après le SG de la plate-forme syndicale des Transporteurs Terrestres, en la personne de Mevoungou Jean Louis, le transport pour compte propre oscille a presque 50% du volume global du transport terrestre au Cameroun, et si rien n’est fait dans les 2 à 3 prochaines années, il n’y aura plus un seul transporteur professionnel”. Le Syndicat des Transporteurs Terrestre du Cameroun dénoncent également le monopole du ministère des transports sur la fourniture des caméras embarquées exigibles pour tous les véhicules de transport de marchandises.
“Les Caméras embarquées viennent certainement contribuer à la sécurité routière. Mais, la problématique, c’est qui finance ?”, s’est interrogé au micro de Cameroon, le vice-président national Blaise Tagne. Il a également déclaré que “le ministère des transports ne fait pas jouer la concurrence car, un seul opérateur est agréé, et vous êtes obligés de faire avec lui ou pas du tout”. Les opérateurs du fret terrestre souhaitent que le Gouvernement permette que d’autres opérateurs soient autorisés à fournir des caméras embarquées.
Le SNTRC dénonce également les tracasseries routières, entre mauvais état des routes et les contrôles abusifs, parfois au détriment des arrêtés ministériels. “Un seul livre ne suffirait pas à contenir les différents problèmes de tracasseries routière subis sur les corridors par les professionnels de transport de marchandises”, a affirmé Moungang Reymond, Président régional du SNTRC Littoral.
Le Syndicat National des Transporteurs Terrestre du Cameroun entend soumettre leur demande à la haute hiérarchie du syndicat,
























