D’après Me Me. Banga-Assam Honorine, le DG de Sino Mart n’était pas au Cameroun au moment des faits, la mise en cause de Yan Ming repose exclusivement sur sa qualité de civilement responsable. Le cabinet éponyme rappelle également la présomption d’innocence : “aucune garde à vue ni mesure d’enquête ne vaut condamnation”

Le communiqué en Intégralité
I. Représentation Juridique
Le Cabinet assure, depuis le 03 mai 2026, la défense de la société SINO MART SARL ainsi que de ses dirigeants et préposés mis en cause dans le cadre de la procédure judiciaire en cours devant les autorités compétentes de la République du Cameroun.
II. Principes Fondamentaux
Le Cabinet rappelle solennellement: (1) la présomption d’innocence, consacrée par l’article 11 de la DUDH et le Code de procédure pénale camerounais, demeure pleinement applicable; (2) aucune garde à vue ni mesure d’enquête ne vaut condamnation; (3) l’enquête est conduite par les autorités compétentes du Groupement de Gendarmerie territoriale du Mfoundi à Yaoundé, dotées de l’indépendance institutionnelle nécessaire.
III. Clarifications Essentielles
M. YAN MING, Directeur Général de SINO MART, n’était pas présent sur le territoire camerounais au moment des faits. Sa mise en cause repose exclusivement sur sa qualité de civilement responsable en tant que dirigeant, et non sur une participation personnelle aux faits reprochés. Par ailleurs, la personne désignée comme auteure présumée des actes de violence filmés ne figure pas parmi les clients défendus par le Cabinet.
La procédure judiciaire suit son cours normal dans le strict respect du cadre légal. Le Cabinet veille en permanence au respect des droits fondamentaux de toutes les personnes concernées.
IV. Position sur la couverture médiatique
Le Cabinet prend acte avec préoccupation de la diffusion de publications fondées sur des éléments parcellaires et non vérifiés. Tout organe ayant établi des responsabilités péremptoires avant tout jugement s’est exposé à engager sa responsabilité au titre de la présomption d’innocence et de la diffamation. La pression médiatique exercée sur une procédure en cours constitue une atteinte grave au droit à un procès équitable.
V. Engagement du Cabinet
Le Cabinet exprime sa totale confiance dans les autorités judiciaires et militaires camerounaises. Il reconnaît la gravité des faits et partage l’indignation qu’ils suscitent. Sa mission est d’assurer que les responsabilités soient établies de manière précise, individuelle et juridiquement fondée, dans le strict respect du droit camerounais et des conventions internationales.
Me. Banga-Assam Honorine Élisabeth
















