Un réseau d’escrocs se faisant passer pour des agents d’Orange Cameroun a été démantelé par les éléments du Service des Recherches Judiciaires et de la Lutte contre le Grand Banditisme de la Première Région de Gendarmerie. Les suspects auraient soutiré plus de 5 millions de FCFA à leurs victimes dans plusieurs localités du Dja et Lobo.
L’arnaque était bien rodée. Le 10 septembre 2026, deux individus vêtus de chasubles estampillées Orange Money se sont déployés dans plusieurs villages du département du Dja et Lobo, dans la région du Sud. Leur périple les a notamment conduits à Metet, Mvoutessi, Nsimi, Mfouladja et Meyitsoto.
Se présentant comme des agents d’Orange Cameroun en mission pour promouvoir le service Orange Money, les deux hommes approchaient notamment les tenanciers de boutiques de transactions d’argent et d’autres riverains. Une fois l’accès aux téléphones obtenu, ils profitaient de la confiance de leurs interlocuteurs pour vider leurs comptes.
Les victimes ne se rendaient compte de la supercherie qu’après le départ des prétendus agents. Elles ont alors saisi la Première Région de Gendarmerie, qui a ouvert une enquête. Les investigations menées par le Service des Recherches Judiciaires et de la Lutte contre le Grand Banditisme (SRJLGB/PRG) ont permis d’interpeller un premier suspect, âgé de 28 ans, à Mbalmayo.
Son exploitation a ensuite conduit les enquêteurs jusqu’à son présumé complice, âgé de 29 ans. Selon les enquêteurs, les deux suspects ont reconnu les faits et affirmé exercer cette activité depuis plusieurs années. Les perquisitions effectuées à leurs domiciles ont permis de saisir plusieurs puces téléphoniques Orange ainsi que divers effets portant les estampilles de l’opérateur.
Plus de 5 millions de FCFA soutirés
D’après le Lieutenant Akoa Mveng Donald, du Service des Recherches Judiciaires de la Première Région de Gendarmerie, les deux mis en cause seraient des anciens agents d’Orange Cameroun licenciés pour des faits d’escroquerie.
Leur mode opératoire consistait notamment à proposer aux victimes de transformer leurs puces ordinaires en puces commerciales, présentées comme devant générer davantage de bénéfices lors des transactions. Une fois les téléphones confiés, les faux agents procédaient au détournement des fonds disponibles.
Lors de leur dernier forfait, les deux présumés escrocs auraient ainsi soutiré plus de 5 millions de FCFA à leurs victimes. Les mis en cause ont été présentés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sangmélima afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.






















