À l’occasion de la 24ᵉ Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle, célébrée ce 31 août 2026 au Parcours Vita de Douala, la place des savoirs thérapeutiques africains dans le système de santé s’est invitée au cœur des échanges. Portant la voix de la collectivité, le 5ᵉ Adjoint au Maire de Douala 5ᵉ, Ousmanou Yerima, a plaidé pour une meilleure valorisation de cet héritage transmis de génération en génération, tout en appelant à une médecine traditionnelle mieux organisée, encadrée et davantage reconnue.

La médecine traditionnelle n’entend plus rester dans l’ombre. À Douala, la célébration de la 24ᵉ Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle a donné lieu à un plaidoyer en faveur d’une meilleure reconnaissance des acteurs et des connaissances endogènes.

Présent à cette rencontre consacrée à la promotion de la médecine traditionnelle, Ousmanou Yerima, 5ᵉ Adjoint au Maire de Douala 5ᵉ, a insisté sur l’importance d’accorder une place plus importante à ce pan du patrimoine africain.

Pour l’élu municipal, cette médecine représente avant tout un héritage qu’il convient de préserver, mais également de mieux organiser afin qu’elle puisse répondre aux attentes des populations dans un cadre plus sécurisé.

Préserver un savoir transmis par les générations

Au Cameroun comme dans de nombreux pays africains, les connaissances relatives aux plantes médicinales et aux pratiques thérapeutiques traditionnelles se transmettent depuis des générations. Elles constituent à la fois un patrimoine culturel et une composante de l’offre de soins.

Mais cette richesse demeure confrontée à plusieurs défis : transmission essentiellement orale, manque de documentation, insuffisance de recherche et nécessité d’un meilleur encadrement des pratiques.

C’est justement l’un des enjeux mis en lumière lors de cette célébration à Douala. Valoriser la médecine traditionnelle ne signifie pas seulement exposer des plantes ou présenter des remèdes. Il s’agit aussi de préserver les connaissances, d’identifier les praticiens, d’encourager la recherche et de mieux informer les populations.

Yerima Ousmanou, 5ème Adjoint au Maire de Douala, et Dr Sone Étamé Lucien, Chef de Centre Régional de la Recherche Scientifique et de l’innovation pour le Littoral. 

Entre tradition et exigences sanitaires

L’autre défi est celui de la crédibilité. Dans un secteur où les pratiques et les produits proposés peuvent être très différents d’un praticien à l’autre, la question de l’encadrement demeure centrale.

La médecine traditionnelle africaine constitue un recours important pour de nombreuses populations, mais ses produits et pratiques nécessitent davantage de recherche, de documentation et de réglementation pour garantir leur sécurité et leur qualité.

Dans ce contexte, le discours porté par Ousmanou Yerima prend une dimension particulière : la reconnaissance de la médecine traditionnelle doit aller de pair avec la responsabilité de ceux qui la pratiquent.

L’enjeu n’est donc pas d’opposer la médecine traditionnelle à la médecine moderne, mais de favoriser un dialogue permettant à chaque approche de jouer son rôle, dans l’intérêt du patient.

Photo de famille Tradipraticiens et Autorités locales, après la cérémonie d’ouverture de la 24ème Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle, au Parcours Vita de Douala ce Lundi 31 Août 2026

Un secteur appelé à se structurer

Pour les autorités locales, la valorisation de la médecine traditionnelle passe également par une meilleure organisation de ses acteurs. Une structuration du secteur permettrait notamment de distinguer les praticiens reconnus des personnes qui pourraient profiter de l’engouement du public pour commercialiser des produits sans garanties suffisantes.

À travers cette célébration, les acteurs présents ont ainsi rappelé que le patrimoine thérapeutique africain ne doit pas être abandonné, mais qu’il doit être documenté, étudié et transmis.

À Douala 5ᵉ, le message porté par Ousmanou Yerima s’inscrit dans cette dynamique : faire de la médecine traditionnelle un patrimoine à préserver, mais aussi un secteur à responsabiliser et à mieux encadrer.

Une ambition qui suppose désormais de rapprocher davantage les collectivités locales, les praticiens, les chercheurs et les professionnels de santé autour d’un même objectif : valoriser les savoirs africains sans compromettre la sécurité des populations.

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