Après la clôture de la deuxième session ordinaire consacrée aux comptes, l’on retient que le Conseil Régional du Littoral a fait un saut en avant de plus de 35% dans son budget, tant en recettes qu’en exécution. Dans le même élan, la CTD entame son deuxième mandat avec le renforcement de sa chaîne de développement, par la nomination de trois experts dans trois départements, et un partenariat avec L’Observatoire National sur les Changements Climatiques pouvant aboutir au marché du Carbone. Afin de mieux développer ses sources de revenus, deux structures ont été créées.
Résumé états financiers de l’exercice 2025
Au sortir de la session, l’on retient que le budget de l’exercice 2025 a été adopté et approuvé en équilibre, en recettes et en dépenses, à la somme de 5,086 Mds (5,086 824 204). D’après le rapport, ce budget a connu une hausse à la suite de l’intégration du résultat budgétaire excédentaire de l’exercice 2024 d’un montant de 434 761 978, ce qui amène à arrêter le budget final à Ia somme de 5 521 586 182. Toutefois, le Conseil Régional du Littoral a précisé que l’exécution du budget en recette au titre de l’exercice 2025, présente un taux de 75,46% contre 48,19% en 2024, soit une augmentation de 27,27% tandis qu’en dépenses, le CRL a enregistré un taux d’exécution de 80,47% contre 40,73% l’année précédente.
Vers un accroissement des sources de revenus propres
À l’issue des travaux de la 2ème session ordinaire du Conseil Régional du Littoral qui s’est tenu du Lundi 04 au Vendredi 07 Août 2026, les membres présents, représentant 82,69,66% du quorum non initié à l’unanimité la mise en place deux (02) structures d’importance certaine, à savoir l’Unité de Suivi de la Fiscalité Locale et la régie de gestion des projets et d’exploitation des engins et équipements de génie civil du Littoral.
D’après l’hon Polycarpe Banlog qui entend signer incessamment deux arrêtés pour rendre les structures suscitées opérationnelles dans les plus bref délais, le Conseil pourra mobiliser plus de ressources budgétaires et financières supplémentaires et complémentaires.
Des directeurs nommés
Lors de cette deuxième session ordinaire qui a connu la remise de la distinction de Chevalier de l’Ordre National de la Valeur au président du Conseil, les nouveaux chefs de département ont été présentés à la presse : M. Djocki Kingue Jacques Fritz, Directeur du Développement Économique et Social; M. Joki Jacques Pascal, Chef de la Division des Infrastructures et de l’Aménagement Régional; et M. Noma Disco Emmanuel, porté à la tête de la Direction des Affaires Générales.

“Je retrouve une région que j’ai quittée il y a plus de 11 ans”. Anciennement déléguée régionale du Minepat du Littoral, M. Djocki y revient en tant que Chef du Développement Économique et Social du Conseil régional du Littoral, après un passage au ministère de la décentralisation à Yaoundé. Au micro de Cameroon Press, le nouveau promu a fait savoir qu’il apportera son expertise et son expérience au sein du Conseil Régional du Littoral, pour cette Région qui compte beaucoup pour lui.
Le CRL vers une entrée sur le Marché du Carbone
D’après le Président du Conseil, les projets d’investissement suscités, sont réalisés dans un contexte et un environnement particuliers, marqués par les changements climatiques qui appellent une attention particulière dans Ia conduite des opérations de promotion du développement durable. “C’est dans ce sens que nous avons signé une convention cadre de collaboration avec L’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC).
“Il s’agit d’un partenariat stratégique fondé sur l’innovation et la complémentarité institutionnelle”. D’après le DG de l’ONACC, le but ultime est d’apporter des réponses aux défis climatiques majeurs qui affectent le Cameroun, et particulièrement la région du Littoral.
“Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis de développement mondial, une réalité à laquelle le Cameroun n’échappe pas”. D’après le Pr Joseph Armathé Amougou, la région du Littoral se trouve en première ligne des conséquences des changements climatiques, au regard de sa position géographique et la multiplication des situations climatiques extrêmes qui sévissent et impactent lourdement les activités économiques, la santé publique, la sécurité alimentaire, etc.
Face à la presse, le Directeur Général de l’Observatoire Nationale sur les Changements Climatiques, a expliqué qu’au-delà de leurs impacts socio-économiques, les changements climatiques doivent aussi être perçus comme une opportunité de développement, capable de générer des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux.



















