“Aujourd’hui, le paysage médiatique est dynamique. La liberté de communication est garantie par les lois de la république. Nous devons éviter qu’elle s’accompagne de dérives déontologiques récurrentes”, a déclaré Serge Ngando Ntone en mission pour le CNC à Douala. Lors du tête à tête avec la presse locale, il a tenu à rappeler que le CNC n’était pas venu sanctionner, mais pour proposer un changement de méthode.
Le Conseil National de la Communication a organisé à Douala le Lundi 03 Août 2026, une rencontre d’échange, de sensibilisation, et de partage d’expérience avec les médias locaux. Il était question pour l’organe en charge de la régulation de la communication publique au Cameroun, de rappeler la responsabilité sociale du Journaliste qui, selon Serge Ngando Ntone, n’est pas une simple formule théorique, mais l’essence même de la profession.
Sans déontologie c’est l’Anarchie, et sans Éthique c’est du Journalisme Robot
Dans son allocution, M. Ntone a rappelé aux journalistes qu’il faut se maintenir dans la vérité des faits, être indépendant de toute contrainte, toujours viser l’intérêt général, et éviter les intérêts partisans. Il a également recommandé aux journalistes de toujours mesurer l’impact sur la paix sociale, de ce qu’ils publient.
D’après le représentant du président du CNC, le journaliste doit promouvoir à travers ses papiers, la stabilité, la cohésion nationale face aux défis socio-culturels et politiques actuels. Le journaliste doit également respecter la dignité d’autrui et maintenir un discours de convivialité d’après les recommandations des Nations unies. Dans le même élan de rappel des principes fondamentaux de la profession, il est revenu la règle des trois V : la Vérité des faits, la Variété des sources, et la Vérité contextuelle.
Durant environ 4h, les professionnels des médias et les responsables de la communication publique au Cameroun, se sont livrés à une réflexion collective, pour réarmer les consciences et réaffirmer le pacte républicain. Au bout du franc parlé réciproque, un examen sur les méthodologies de combinaison des impératifs commerciaux, des exigences de rapidité, et du respect strict de de l’éthique et de la déontologie, a permis de déceler quelques problèmes auxquels la presse camerounaise est confrontée : le problème de Financement de la production et celui des l’Accès aux sources d’informations, ont été les principales préoccupations retenues.

Un accent sur la presse en ligne
“À l’ère des réseaux sociaux ou chaque citoyen peut s’improviser producteur de contenu, le Professionnalisme de la presse institutionnelle et privée, doit faire toute la différence”.
Selon l’ancien présentateur en chef du journal au poste national de la Crtv désormais membre du Conseil National de la Communication, le Cameroun à l’instar de la communauté internationale, vit une véritable médiation médiatique portée par l’avènement du numérique. Face à la presse du Littoral, Serge Ngando Ntone a précisé que si les nouvelles technologies de l’information et de la Communication offrent des opportunités de Diffusion de Rapidité et d’Accès universel à l’information, elles ouvrent malheureusement la voix à des dérives préoccupantes.
“L’espace numérique est trop souvent pollué par des discours de haine et de stigmatisation, l’apologie de la violence et la propagation des fake news”, a-t-il déclaré. Qualifiant ces fléaux d’infodemie destructrice de la cohésion sociale, les membres du Conseil National de la Communication, ont précisé que le journaliste ne doit pas se laisser gagner par la course au sensationnel car, il demeure le Rempart Indispensable, ce tiers de confiance garant de l’intérêt général et de la paix sociale”.
Entre responsabilités sociales et liberté d’information
D’après le représentant du Président du CNC, la responsabilité sociale du Journaliste impose une rigueur accrue dans la vérification des sources, un traitement équilibré et distancié de l’information, le rejet systématique des amalgames et des incitations à la haine tribale, religieuse ou politique. “Vous avez la liberté de faire votre travail, mais comme vous le savez aussi, Liberté et Responsabilité vont de pair et sont indissociables”.
Au nom du président du CNC en la personne de Joseph Chebongkeng, le chargé de mission a remercié les médias pour la couverture médiatique du processus électoral d’octobre dernier, et a invité les journalistes à maintenir la barre toujours aussi haute. “Vous avez fait preuve de responsabilité et de sens patriotique au cours de cette importante période de l’histoire de notre pays”.


















