Le Conseil régional du Littoral et l’Agence d’électrification rurale (AER) ont signé, mercredi 7 octobre 2026 à Douala, un protocole d’accord destiné à renforcer l’accès à l’électricité dans les zones encore insuffisamment desservies. L’ambition affichée : améliorer les conditions de vie et soutenir le développement économique des territoires.
Le Littoral veut accélérer l’accès à l’électricité. Au siège du Conseil régional à Bonanjo, le président du Conseil régional, Hon. Polycarpe Banlog, et le directeur général de l’Agence d’électrification rurale (AER), Moussa Ousmanou, ont signé un protocole d’accord pour renforcer leur collaboration. La convention doit permettre d’identifier les zones prioritaires, d’élaborer les projets nécessaires et de rechercher les financements pour leur réalisation.
L’électricité au service du développement
Pour Polycarpe Banlog, l’objectif premier est d’améliorer le quotidien des populations. « C’est surtout l’amélioration des conditions de vie des populations », explique-t-il au micro de Cameroon Press. Le président du Conseil régional considère l’électricité comme une infrastructure de base pour le bien-être des populations, mais aussi pour le développement industriel et sanitaire. Elle doit également favoriser la diversification des activités économiques dans les territoires concernés. La première étape consistera à identifier les zones qui présentent les besoins les plus importants et à déterminer les solutions permettant de les desservir.
Pas de préférence entre solaire et hydraulique
Sur le choix des sources d’énergie, Polycarpe Banlog estime que l’essentiel n’est pas de privilégier une technologie particulière, mais de parvenir à alimenter les populations. « Que ce soit l’énergie solaire, que ce soit l’énergie hydraulique, quelle que soit l’énergie, ce qui est important, c’est d’apporter l’électricité aux populations », affirme-t-il. Le choix des solutions devra donc dépendre des réalités de chaque zone.
L’AER veut déployer des projets viables
Pour Moussa Ousmanou, cette convention avec le Littoral s’inscrit dans une démarche plus large de l’AER. L’agence a déjà engagé des collaborations similaires dans d’autres régions, notamment à l’Est, et prévoit de poursuivre cette dynamique. « Partout où il y a des zones rurales, nous allons nous organiser, créer des projets viables pour amener l’électricité partout là où il n’y en a pas », explique le directeur général de l’AER.
Dans le Littoral, l’agence doit notamment apporter son expertise technique pour l’élaboration du plan d’électrification de la région. L’AER intervient déjà dans le Littoral à travers des projets solaires, l’extension de réseaux et la maintenance des infrastructures. La pleine mise en œuvre du nouveau protocole reste toutefois liée à sa validation par l’Assemblée générale du Conseil régional.
Le défi du financement
Autre enjeu majeur : mobiliser les ressources nécessaires. Le Conseil régional et l’AER comptent notamment travailler ensemble auprès des partenaires et bailleurs pour financer les projets identifiés. Aucun calendrier précis de nouvelles connexions n’a été annoncé à ce stade. Les deux institutions assurent toutefois vouloir passer à l’action.
À terme, l’objectif est de faire de l’électricité un levier concret de bien-être, de santé, d’activité économique et de développement des territoires du Littoral.






















