Deux bus interceptés, 536 boîtes de produits de santé périmés retirées de la circulation en quelques heures à l’Ouest. Une saisie qui remet en lumière les risques liés à la circulation de médicaments hors des circuits officiels, dans un contexte où la vente illicite de produits pharmaceutiques continue d’alimenter le marché parallèle.

La nuit du 27 septembre 2026 aura été particulièrement fructueuse pour les équipes de la douane dans la région de l’Ouest. À Babadjou, dans les Bamboutos, puis à Bandjoun, dans le Koung-Khi, les agents ont intercepté deux cargaisons de produits de santé arrivés à expiration.

480 boîtes de médicaments saisies à Babadjou

Au poste de contrôle de Babadjou, les douaniers ont procédé à la fouille d’un bus en provenance de Bamenda et à destination de Yaoundé.

Dans les soutes, ils découvrent 320 boîtes de paracétamol injectable et 160 boîtes de ciprofloxacine injectable, soit 480 boîtes de médicaments réparties dans six cartons. Les produits étaient périmés au moment de leur interception.

Bandjoun : 56 boîtes de compléments alimentaires

Quelques heures plus tard, le scénario se répète à Bandjoun. Un autre bus, cette fois en provenance de Yaoundé et à destination de Bafoussam, est contrôlé par les agents des douanes.

À l’intérieur : 56 boîtes de compléments alimentaires de la marque Tiens, également arrivées à expiration. En une seule nuit, les deux opérations portent donc à 536 boîtes le volume de produits de santé périmés saisis.

Ces interceptions illustrent le renforcement des contrôles sur les corridors routiers de l’Ouest et la vigilance des services douaniers face à la circulation de marchandises non conformes. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule lutte contre la fraude : il s’agit également d’empêcher que des produits de santé périmés ne parviennent jusqu’aux consommateurs.

Derrière les saisies, le spectre des médicaments vendus dans la rue

Ces produits saisis viennent aussi rappeler le danger du marché parallèle des médicaments, encore visible dans plusieurs villes camerounaises. Dans la rue, sur les marchés ou auprès de vendeurs non agréés, des produits de santé peuvent circuler en dehors de tout contrôle sur leur origine, leur conservation ou leur date de péremption. La découverte de médicaments déjà périmés dans des circuits de transport pose ainsi une question simple : combien de produits similaires échappent encore aux contrôles avant de se retrouver entre les mains des patients ?

Avec Douane camerounaise 

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