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La deuxième édition de cette compétition, organisée le 1er novembre 2026 avec la participation de coureurs établis en Europe, a mis en évidence la solidarité entre anciennes gloires et jeunes athlètes. Au-delà des podiums, les organisateurs veulent répondre aux difficultés matérielles qui freinent la progression des cyclistes locaux.

Le cyclisme camerounais a vécu, le 1er novembre 2026 à Douala, une nouvelle journée de compétition et de retrouvailles. La deuxième édition du Grand Prix de la Diaspora a rassemblé 102 athlètes dans quatre catégories : seniors, juniors, dames et vétérans. Portée par les anciennes gloires du cyclisme camerounais et des membres de la diaspora, en partenariat avec la Ligue régionale de cyclisme, l’épreuve entend inscrire la solidarité entre générations au cœur du développement de cette discipline.

Les distances ont été adaptées aux différentes catégories. Les dames ont parcouru environ 52 kilomètres, les vétérans 48 kilomètres, les juniors 68 kilomètres et les seniors près de 82 kilomètres, selon les indications du président du comité d’organisation, Albert Ngoundo. Une répartition destinée à tenir compte des capacités physiques et du niveau de préparation des concurrents.

À l’arrivée, les organisateurs ont salué la participation des clubs et le déroulement des différentes courses. Albert Ngoundo a notamment relevé la contribution des forces de sécurité, particulièrement les commissaires des 7e et 9e arrondissements, dans l’encadrement de la compétition.

Ngah Justice et Kamzong Borel en tête des classements

Sur le plan sportif, Ngah Justice s’est imposé chez les seniors en 1 h 57 min 18 s. Il devance Kamdem Jordan, deuxième en 2 h 01 min 24 s, et Teaumchou Didier, troisième en 2 h 03 min 10 s.

La catégorie juniors a donné lieu à l’arrivée la plus serrée. Kamzong Borel, du Challenge VC, a remporté la course en 1 h 57 min 33 s, avec une seule seconde d’avance sur Nsongo William, représentant de Sanaga Maritime, crédité de 1 h 57 min 34 s. Atoembeti Elvis, de l’ACCO Mbalmayo, a complété le podium en 1 h 59 min 20 s.

Chez les dames, Mafoma Rito, de Damien VC, a décroché la première place en 54 min 30 s. Bengono A, de l’ACCO Mbalmayo, a terminé deuxième en 55 min 02 s, devant Biloa Solo Marina, troisième en 55 min 10 s.

La catégorie vétérans a été remportée par Tekou Damien, de Damien VC. Il est suivi de Jan Mathyas, deuxième en 1 h 08 min 22 s, et de Mounya Mounya Martin, troisième en 1 h 08 min 30 s.

Ces résultats mettent en évidence la présence de plusieurs clubs dans les classements, notamment Challenge VC, Sanaga Maritime, ACCO Mbalmayo et Damien VC.

Le matériel, au cœur de la solidarité de la diaspora

Au-delà de la compétition, le Grand Prix de la Diaspora poursuit une ambition qui dépasse la remise des trophées. Les organisateurs veulent apporter un soutien matériel aux cyclistes camerounais, particulièrement aux jeunes qui disposent de moyens limités pour pratiquer leur discipline dans de bonnes conditions.

Cette démarche repose sur l’expérience d’anciennes gloires aujourd’hui établies à l’étranger. Des cyclistes vivant en Suisse, en Belgique, en Italie et en Espagne ont ainsi décidé de mutualiser leurs efforts pour accompagner ceux qui poursuivent leur parcours au Cameroun. Leur engagement est directement lié aux difficultés qu’ils ont eux-mêmes connues durant leur carrière sportive.

Les équipements remis aux participants et aux lauréats occupent une place importante dans cette initiative. Pour les promoteurs, disposer d’un matériel adapté est une condition essentielle à la progression des coureurs. Les récompenses financières viennent compléter cet accompagnement, mais l’acquisition d’équipements constitue une priorité revendiquée.

Cette solidarité explique également le choix de maintenir un lien avec les clubs locaux. Les anciens cyclistes ne veulent pas seulement organiser une course à l’occasion de leurs déplacements au Cameroun. Ils souhaitent contribuer, à leur échelle, à améliorer les conditions de préparation et de participation des jeunes aux compétitions.

Le projet reste toutefois confronté à la question des ressources. Jusqu’ici, les organisateurs s’appuient principalement sur leurs contributions personnelles. Le développement de l’événement nécessite donc l’arrivée de partenaires et de sponsors capables de renforcer les moyens financiers et logistiques disponibles. Organisé actuellement tous les deux ans, le Grand Prix de la Diaspora ambitionne désormais de devenir annuel. Cette évolution permettrait d’offrir davantage de régularité aux coureurs et de pérenniser les actions de soutien engagées.

Avec 102 participants pour cette deuxième édition, les promoteurs disposent d’un premier indicateur de mobilisation. Le véritable enjeu sera maintenant de transformer cette dynamique en un dispositif durable, capable de rapprocher davantage la diaspora des clubs camerounais et d’offrir aux jeunes cyclistes des conditions plus favorables à leur progression.

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