Après un mois de compétition, la 16ᵉ édition du Tournoi de la Paix s’est achevée dimanche 30 août au stade Fampou David Dagobert de New-Bell. Au-delà des trophées remportés par Unity chez les dames et Mbam Ewondo-New-Bell Bassa-New-Bell Funkel chez les messieurs, cette édition aura surtout confirmé la vocation d’un rendez-vous devenu incontournable dans l’arrondissement de Douala II : réunir la jeunesse autour du sport, de la paix et du vivre-ensemble, et l’éducation.

Un mois de football, une même ambition : rassembler

À New-Bell, le dernier coup de sifflet n’a pas seulement marqué la fin d’une compétition. Il a refermé un mois durant lequel les quartiers de Douala II ont vécu au rythme du football et de la fraternité. Lancée le 6 août 2026, la 16ᵉ édition du Tournoi de la Paix a rassemblé 16 équipes, dont 12 masculines et 4 féminines, représentant les différents quartiers de l’arrondissement.

Sur les terrains, les rivalités sportives ont laissé place, au fil des rencontres, à une ambition plus large : faire du football un instrument de rapprochement entre les jeunes. Depuis sa création en 2008, le tournoi s’est progressivement imposé comme un rendez-vous sportif et social majeur de Douala II.

Unity et Mbam Ewondo au sommet

Pour cette journée de clôture, deux finales étaient au programme. Chez les dames, Unity retrouvait Peace pour une explication très attendue. Les joueuses de Unity ont finalement pris le dessus sur leurs adversaires, 2 buts à 0. La capitaine Elodie Fouda s’est particulièrement illustrée en inscrivant les deux réalisations de son équipe.

Chez les messieurs, le public du stade Fampou Dagobert a assisté à une autre finale très disputée. L’équipe regroupant les quartiers Mbam Ewondo, New-Bell Bassa et New-Bell Funkel s’est imposée 2-0 face à la formation Dernier Poteau-New-Bell Haoussa-New-Bell. Un succès qui lui permet de repartir avec le trophée de cette 16ᵉ édition.

Les performances des finalistes ont été saluées par un public venu nombreux. Dans les tribunes, chants, danses, applaudissements et animations ont accompagné cette dernière journée, transformant le stade en véritable espace de fête populaire, saupoudré de prestations artistiques.

Denise Fampou, « Femme de la Paix 2026 »

Mais la clôture n’a pas seulement consacré les champions des deux catégories. Elle a également été marquée par une distinction particulière attribuée à la maire de Douala II, Me Denise Fampou.

La magistrate municipale a reçu le titre de « Femme de la Paix 2026 », décerné par Jean-Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergies africaines et parrain de la compétition, en reconnaissance de son engagement en faveur de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et de la jeunesse à travers le sport. Elle succède ainsi au sous-préfet de Douala II, Stéphane Nke Ndjana, distingué lors de la précédente édition.

Me Denise Fampou avec son trophée de Femme de la Paix 2026 à Douala 2ème.
« Je pense que tout est bien qui finit bien. La surprise c’était que ce soit moi qu’on désigne comme Femme de la Paix de Douala 2ème, Homme avec grand H, parce que moi, comme je préside souvent le conseil de cette commission, j’avais proposé quelqu’un d’autre.
Alors j’étais surprise que le parrain me demande à prendre la parole pour présenter la personne que j’ai proposée, mais c’est plutôt moi qui ai été proposée. Donc je le constate comme vous tous et je dis merci. Merci au parrain, Son Excellence Jean-Séphane Mbiatcha, qui nous soutient depuis ma prise de fonction. Sans lui, on n’aurait pas pu tenir. » – Me Denise Fampou

Cette distinction donne une dimension supplémentaire à une compétition dont l’objectif dépasse largement le simple résultat sportif. Le Tournoi de la Paix entend utiliser le football comme un espace de dialogue, de brassage et de rapprochement entre les communautés.

Une récompense qui renvoie sur le chemin de l’école 

Au terme de la compétition, chaque enfant finaliste est reparti avec des fournitures scolaires, auxquelles s’est ajoutée une enveloppe remise personnellement par Mme le maire, Me Denise Fampou et ses invités. Un geste qui donne une dimension supplémentaire à cette fête du football et traduit une volonté d’accompagner les jeunes au-delà du terrain.

Le tournoi aura ainsi laissé autre chose que des scores et un palmarès. Il aura aussi semé, auprès des enfants, un geste concret à l’approche de la rentrée scolaire.

Le football comme trait d’union

La présence de plusieurs autorités administratives, traditionnelles et acteurs de la société civile a donné un relief particulier à cette cérémonie de clôture. Jean-Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergies africaines et parrain de la compétition, figurait notamment parmi les personnalités présentes.

Depuis seize éditions, le Tournoi de la Paix poursuit ainsi une même ambition : canaliser l’énergie de la jeunesse et créer des passerelles entre les quartiers. Une philosophie déjà affichée lors du lancement de cette édition, placée sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Au terme de cette 16ᵉ édition, les trophées ont changé de mains, les champions ont été célébrés et les supporters sont repartis avec leurs souvenirs. Mais derrière les buts, les médailles et les applaudissements, le véritable enjeu reste ailleurs : maintenir vivant, à travers le sport, cet espace où les différences de quartiers peuvent s’effacer le temps d’un match.

À New-Bell, le football aura donc encore une fois joué son rôle de trait d’union. Et le Tournoi de la Paix peut déjà se tourner vers sa prochaine édition, avec une promesse intacte : faire du ballon rond un langage commun pour la jeunesse de Douala II.

 

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