Le Cameroun tient sa nouvelle ambassadrice de beauté. Maëllys Ngo Mboui, 19 ans, représentante de la diaspora France, a été couronnée Miss Cameroun 2026 samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé, par la première Dame Chantal Biya. Une victoire qui met en lumière une jeunesse camerounaise de la diaspora engagée dans les sciences, les technologies et les enjeux de société.

La finale de la 19ᵉ édition du concours national a réuni 27 candidates venues des dix régions du Cameroun et de la diaspora. Au terme des différentes épreuves, la candidate représentant la France s’est imposée et succède à Audrey Moutongo Black.

Mais le parcours de la nouvelle reine de beauté dépasse les codes traditionnels d’un concours national. Née en France de parents camerounais et originaire de Bamenda, Maëllys Ngo Mboui évolue entre plusieurs espaces culturels. Elle poursuit actuellement une double licence en Économie-Gestion et Mathématiques-Informatique, un profil académique qui accompagne son engagement en faveur de l’accès des jeunes filles aux disciplines scientifiques.

Les STEM comme projet de mandat

La nouvelle Miss Cameroun porte notamment le projet « Cameroonian Girls in STEM », destiné à encourager les filles camerounaises à s’orienter vers les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques.

Son intérêt pour ces domaines ne date pas de son élection. En janvier 2026, elle avait notamment pris part à un hackathon consacré à l’innovation technologique, organisé avec la participation d’Amazon Web Services et de Cameroon Girls in STEAM.

Ce positionnement donne à son sacre une dimension particulière dans un contexte où les questions d’accès des jeunes femmes aux formations scientifiques et numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et les débats sur l’emploi en Afrique.

La responsabilité numérique au cœur de l’édition

Pour cette édition, le Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA) avait choisi la lutte contre la cybercriminalité comme thème central. Le concours a ainsi accordé une place importante à la personnalité, à la capacité d’expression et aux initiatives sociales des candidates.

L’entretien individuel représentait notamment 30 % de la note finale, tandis que les finalistes ont été appelées à présenter leurs projets. Le choix du thème intervient alors que les réseaux sociaux prennent une place considérable dans la vie publique et exposent particulièrement les jeunes femmes au cyberharcèlement, aux atteintes à la réputation et à différentes formes de violences numériques.

Une couronne entre Cameroun et diaspora

L’élection de Maëllys Ngo Mboui intervient aussi dans un contexte où les diasporas africaines occupent une place croissante dans les échanges culturels, économiques et technologiques avec le continent.

Son parcours franco-camerounais illustre cette circulation des compétences et des identités entre l’Afrique et sa diaspora. Durant son mandat, elle sera appelée à représenter le Cameroun dans différentes activités liées au concours, tout en donnant une visibilité aux causes qu’elle défend.

Pour la 19ᵉ édition de Miss Cameroun, la couronne quitte ainsi le cadre strict du divertissement. Elle revient à une jeune femme dont le projet associe rayonnement culturel, numérique et promotion des sciences auprès des filles camerounaises.

https://cameroonpress.com/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2022-06-02-at-17.31.04.jpeg

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici