Le respect des quotas communautaires !!!!
Toute entreprise ou établissement ayant pouvoir de recrutement doit être soumis à une obligation de RESPECT DES QUOTAS.
1) Pour les établissements et entreprises privées:
A) En zone rurale le QUOTA de 50% de la ressource humaine locale, quand est disponible, doit être respecté.
B) En zone urbaine le QUOTA de la ressource régionale locale est ramené à 30% et le QUOTA des ressortissants de la région du promoteur fixé à 30%.
2) Pour les entreprises et établissements publics.
•L’autorité ayant pouvoir de recrutement ne peut excéder 30% d’octroi d’emplois par An au profit des ressortissants de sa région d’origine. Région entendue au sens du Fédéralisme Communautaire.
•Cela suppose que les besoins annuels en emplois doivent clairement être identifiés par les instances délibératives que sont notamment les Conseils d’administration. Cette philosophie doit également gouverner l’affection des postes de responsabilité tant dans le public que le privé.
II) Que vise une telle Réforme ?
✓ Tout en nous intéressant à ce qui se fait dans les États qui ressemblent au Cameroun (États « plurinationaux ») & en faisant des adaptations à notre contexte, les questions de RSE(responsabilité sociale des entreprises), entreprise responsable, entreprise à mission sociale sont au cœur de la problématique qui suscite une telle réforme courageuse.
✓ Aujourd’hui,l’entreprise est de plus en plus vue comme un acteur politique et doit donc être un relais des enjeux de société dont la question du brassage socio-culturel dans un pays de diversité comme le Cameroun.
✓ La question de la diversité, de l’inclusion et de l’équité en lien avec les entreprises, que pose le PCRN n’est pas une vue de l’esprit, mais une problématique sociale fondamentale qui se pose avec acuité. Elle est même ultra souhaitable et la bienvenue, car sera bien menée et réparera les injustices sociales. Pour cela, elle intégrera, mais dépassera également outre les critères communautaires, en intégrant d’autres questions d’inégalités sociales telles que les questions de genre, des minorités… Son articulation évitera les écueils du tribalisme d’État que l’on observe actuellement dans les entreprises privées et publiques. Cette question répondra à de véritables et vrais enjeux sociaux et de vivre ensemble qui font défaut à certaines communautés.
✓ Au-delà, il faut savoir que l’entreprise est plus attractive lorsque les clients peuvent avoir en face des gens qui leur ressemblent, qui parlent la même langue, etc. Elle permet aussi à l’entreprise de s’appuyer sur un personnel local pour mieux connaître et pénétrer son marché local. Plein de gains donc pour l’acceptabilité locale des entreprises. (Ça nous éviterait les pillages vécus à titre d’exemple dans certaines villes du Sud Cameroun actuel) c’est une proposition qui est intéressante.
✓ Nous pensons pour notre part qu’on peut discuter de ses modalités de mise en œuvre(comme on lis ça et là)et non de son opportunité, car au final cette réforme vient résoudre un problème politico-social historiquement ancré dans notre pays. Évidemment que sa concrétisation passera par la réunion de partenaires sociaux, d’experts en la matière, d’élus locaux et des représentants de notre cadrage identitaire que sont les chefferies traditionnelles. Ce sera in fine une véritable culture citoyenne qui doit intégrer la manière de faire des entreprises.
















