“Une filière qui n’est pas structurée, n’est pas productive, ni pour les acteurs, ni pour l’économie locale”, a déclaré Mme Yvette Doume Epse Banlog face à la presse. Les membres fondateurs de l’IPMAC veulent accroître la production annuelle du Manioc camerounais actuellement à 15M de tonnes, à 60 millions de tonnes, afin de satisfaire la demande au-delà des frontières.
Une assemblée générale constitutive de bon augure
Sous le thème : “Ensemble, bâtissons une filière de Manioc forte, compétitive et prospère”, l’assemblée générale constitutive de l’IPMAC (Interprofession Manioc du Cameroun) a eu lieu ce jour à Douala, dans le but de constituer le bureau et les membres fondateurs, présents par centaines, attestés avec des parchemins, pour une aventure de convergence au profit du Manioc camerounais. L’Interprofession Manioc entend dès sa mise en place, engager des grands chantiers prioritaires parmi lesquels, la création de l’Observatoire Nationale du Manioc, faire du Benchmarking en Afrique et dans le monde, structurer les collèges des metiers, faire l’état des lieux du Manioc, entre autres…
D’après Mme Yvette Mbanlog à l’origine du projet, le but de cette nouvelle organisation qui regroupe tous les acteurs de l’écosystème du Manioc camerounais, est de structurer la filière, des champs à la distribution. “Nous avons aujourd’hui des semenciers, les producteurs, les transformateurs, les équipementiers, les distributeurs, les financiers et même les observateurs qui veulent se lancer dans la filière, qui ont besoins d’une structure qui réunit à elle seule toutes les solutions propres au marché du Manioc”.
Tout part de la volonté du Gouvernement, celle de vouloir surveiller et encadrer la filière car, le Cameroun fait face à plusieurs défis : la production est faible, l’offre est largement inférieure à la demande tant sur le plan national qu’international. Il y a aussi le problème de coordination entre les acteurs. “Certains produisent et ne savent pas à qui vendre, d’autres veulent acheter et ne savent pas vers qui se tourner, c’est chaque producteur qui fait son prix au Kilo, entre autres…
L’Afrique bientôt Berceau du Manioc
“La filière du Manioc bénéficie de seulement 330 000 hectares cultivés, avec un rendement à l’hectare de 14 à 15 tonnes par an, et l’objectif est de passer à au moins 60 tonnes par an”. Selon M. OND Stephane Junior, Expert en Développement des Entreprises et des Organisations professionnels, en 2024, le Cameroun aurait pu produire 19 millions de tonnes de Manioc, alors que le Besoin est de 50 à 60 millions de tonnes.
Face à la presse, l’expert qui avait la charge de modérer l’AG constitutive a fait savoir que le Manioc est l’une des rares spéculations admises dans la Zone de Libre-Échange Continentale (ZLECAf), qui est un marché que le Cameroun peut côtoyer. D’après M. OND, les producteurs doivent en faire une priorité absolue. Le Manioc est une source de production de 63 sous produits, subit un déficit de production qui ne résulte pas d’un manque de terre arable ou de semences, mais plutôt d’une véritable structuration impliquant même des partenaires financiers.
L’IPMAC veut également engager la création, très bientôt, du réseau des villes africaines productrices de Manioc, pour faire de l’Afrique, le berceau du Manioc.





















