Des femmes aux rangs desquels l’épouse de Djeukam Tchameni, ont engagé des actions communes en vue de libérer les prisonniers politiques arrêtés fin octobre 2025 dans le cadre des troubles qui ont suivi l’élection présidentielle.
Arrêté à Douala le 24 octobre avec Anicet Ekane et Florence Tchtchio, Djeukam Tchameni croupi à la prison principale de Kondengui à Yaoundé, depuis le 05 décembre. L’épouse de l’intellectuel et homme politique craint pour la vie de son mari, après le décès de Anicet Ekane. Plusieurs autres prisonniers à l’instar de Aba Oyono ont été libérés, et les femmes soupçonnent un manque d’équité.
En conférence de presse ce lundi 19 Janvier à Douala, Mme Makini Tchameni et Henriette Ekwe ont fait savoir que les objectifs de leur engagement à multiples actions, sont de promouvoir la solidarité entre des mères, des sœurs, des épouses, qui ont des personnes incarcérées au cours de cette crise post-électorale, en vue d’offrir l’assistance médicale et humanitaire aux détenus, et surtout de se battre pour leurs libération. « Nous ne voulons pas que nos proches restent enfermés”, a déclaré à la presse Makini Tchameni.
“ Anicet Ekane est entré en prison, et il n’est pas sorti vivant. Il nya rien qui me dit que ca ne va pas arriver à mon mari”. Mme Makini a fait savoir a Cameroon Press que M. Tchameni a le moral haut, mais sa santé n’est pas bonne. “Et donc, je suis toujours inquiète pour son bien-être. Il n’est pas dans de meilleures conditions et il a déjà de l’âge », Mme Tchameni a rappelé qu’il n’a pas besoin de rester en prison pour les enquêtes, il peut rester chez lui et être suivi par ses médecins tout en répondant aux questions liées aux enquêtes. « M. Tchameni irait mieux chez lui”.

L’inquiétude de Henriette Ekwe
“ Ce scénario auquel l’on a assisté, d’abord la mort d’Anicet, parce que Anicet devait être dans un centre hospitalier avec un service des urgences, ça n’a pas été le cas, et donc, c’est un peloton d’exécution médicale”.
“Mais ce qui m’inquiète c’est qu’on a libéré Aba’a Oyono. Quand je suis allé là- bas, Aba’a Oyono et Djeukam Tchameni étaient côte à côte. Maintenant on enlève Aba’a Oyono, on nous annonce qu’il a demandé pardon dans une lettre au Sous-préfet préfet, et Aba’a Oyono insiste qu’il n’a pas écrit de lettre. Ca veut dire qu’on écarte Aba’a Oyono et tout doit retomber sur Djeukam Tchameni. Y compris s’assurer qu’il aura la peine la plus lourde s’il passait au tribunal militaire. Voilà l’inquiétude que j’ai, d’enlever Aba’a Oyono aux côtés de Djeukam Tchameni pour pouvoir, plus tard, lui faire porter le chapeau de la résistance car, quand ont fait le vide autour de Djeukam, ca veut dire que le couperet va tomber sur sa tête, et ce n’est pas normal”, a déclaré Henriette Ekwe à cette conférence de presse.




















