Au Salon de la Nutrition à Douala, le samedi 17 octobre 2026, les échanges du panel de pédiatrie ont mis en lumière l’importance de l’alimentation durant les premières années de vie. L’intervention du Pr Anne Esther Njom Nlend, Experte en Santé Publique et modératrice du panel, a porté sur les enjeux nutritionnels de l’enfance et leurs implications pour la santé future.
L’alimentation durant les premiers mois de vie constitue une étape déterminante dans le développement de l’enfant. Au deuxième jour du Salon de la Nutrition, organisé à Douala du 16 au 18 octobre 2026, le panel de pédiatrie, placé sous le thème « Ce que tu manges enfant programme ta santé », a permis de revenir sur les pratiques alimentaires à privilégier dès la naissance.
Dans son intervention, la Pédiatre- Néonatalogiste, le Pr Anne Esther Njom Nlend, qui modérait les échanges, a abordé les enjeux de la nutrition infantile, notamment l’importance de l’allaitement maternel et l’introduction progressive d’autres aliments à mesure que l’enfant grandit.
Six mois d’allaitement maternel exclusif
« L’allaitement maternel exclusif est recommandé pendant les six premiers mois de vie. Durant cette période, le nourrisson reçoit uniquement du lait maternel, sans eau, bouillie, farine ou autre aliment, sauf indication médicale particulière » . Cette recommandation vise à répondre aux besoins nutritionnels du nourrisson tout en lui apportant des éléments essentiels à son développement.
Le lait maternel contribue notamment au renforcement de ses défenses immunitaires et à sa protection contre certaines infections. Le respect de cette période d’allaitement exclusif constitue ainsi un enjeu important de santé infantile. Les habitudes alimentaires adoptées dès les premiers mois peuvent influencer les apports nutritionnels de l’enfant et accompagner son développement.

Après six mois, une diversification progressive
À partir de six mois, le lait maternel seul ne couvre généralement plus l’ensemble des besoins nutritionnels du nourrisson. Il devient alors nécessaire d’introduire des aliments complémentaires adaptés à son âge, à ses capacités et à ses besoins, tout en poursuivant l’allaitement. Cette diversification doit se faire progressivement, en proposant des aliments variés et adaptés à la consistance que l’enfant peut manger.
L’objectif est de couvrir ses besoins nutritionnels sans précipiter les étapes de son apprentissage alimentaire. L’attention portée à la qualité et à la diversité des repas est essentielle pendant cette période de croissance. Les pratiques familiales, les aliments disponibles et les habitudes culinaires influencent directement ce que l’enfant consomme au quotidien.
Les parents au cœur de l’éducation alimentaire
L’alimentation infantile ne dépend pas uniquement des recommandations médicales. Les habitudes familiales jouent également un rôle important dans la construction du rapport de l’enfant à la nourriture. Les choix des parents, la composition des repas et la manière de proposer les aliments participent à son apprentissage.
Il importe notamment de respecter le rythme de l’enfant et ses signaux de faim et de satiété, plutôt que de le contraindre systématiquement à terminer son assiette. L’éducation alimentaire commence au sein du foyer et se construit progressivement, à travers les pratiques quotidiennes.
Au-delà de l’allaitement, l’enjeu est donc d’installer dès l’enfance des habitudes alimentaires adaptées, diversifiées et compatibles avec les réalités des familles. L’Organisation mondiale de la santé recommande de poursuivre l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans, voire au-delà, en complément d’une alimentation adaptée après les six premiers mois.
À travers le thème « Ce que tu manges enfant programme ta santé », le panel de pédiatrie a rappelé l’importance d’accorder une attention particulière à la nutrition dès les premières étapes de la vie, période durant laquelle se mettent en place des habitudes susceptibles d’accompagner l’individu à long terme.





















