(Communiqué) L’Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) informe l’ensemble de la population, les maîtres d’ouvrage publics et privés, les administrations, les collectivités territoriales décentralisées, les promoteurs immobiliers ainsi que tous les acteurs du secteur de la construction qu’il a engagé une série d’actions fermes visant à lutter contre l’exercice illégal de la profession d’architecte sur l’ensemble du territoire national.
Conformément à la loi n° 90/041 du 10 août 1990 portant organisation de la profession d’architecte au Cameroun, _nul ne peut exercer la profession d’architecte s’il n’est inscrit au Tableau de l’Ordre National des Architectes du Cameroun._ Cette exigence légale garantit la compétence des professionnels, protège les maîtres d’ouvrage et contribue à la sécurité des personnes et des biens.
Dans le cadre de cette mission de protection de l’intérêt général, l’ONAC a identifié plusieurs personnes physiques et morales proposant des prestations d’architecture sans être légalement habilitées à exercer la profession.
À ce jour, quinze (15) mises en demeure officielles ont été adressées aux personnes et structures concernées afin qu’elles produisent les justificatifs attestant de leur droit d’exercer, notamment leur diplôme d’architecte et leur inscription au Tableau de l’Ordre National des Architectes du Cameroun.
L’Ordre informe également l’opinion publique que cette action s’est intensifiée. De nouveaux dossiers ont été confiés à un huissier de justice en vue de la notification de mises en demeure, tandis que d’autres font désormais l’objet de procédures devant les autorités compétentes, conformément aux dispositions de la loi.
L’ONAC rappelle que le recours à des personnes non habilitées expose les citoyens à des risques majeurs, notamment :
– des études et projets non conformes aux normes techniques et réglementaires ;
– des malfaçons pouvant compromettre la stabilité et la sécurité des ouvrages ;
– des surcoûts importants liés aux reprises de travaux ;
– des difficultés dans les procédures administratives ;
– l’absence de responsabilité professionnelle en cas de sinistre ou de litige.
L’Ordre invite donc le public à faire preuve de la plus grande vigilance et à vérifier systématiquement que tout architecte ou cabinet d’architecture est régulièrement inscrit au Tableau de l’Ordre National des Architectes du Cameroun avant de lui confier une mission de conception, d’études ou de maîtrise d’œuvre.
L’Ordre National des Architectes du Cameroun réaffirme sa détermination à poursuivre, en collaboration avec les autorités administratives et judiciaires compétentes, toute personne exerçant illégalement la profession d’architecte, conformément aux dispositions légales en vigueur.
L’architecture est une profession réglementée. La protection du public passe par le respect de la loi. Construire en toute sécurité commence par le choix d’un architecte légalement habilité.
Jean-Christophe NDONGO / Le Président du Conseil Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC)












