Les régisseurs en publicité au Cameroun, dénoncent la destruction “illégale” et systématique de leurs panneaux publicitaires, par les autorités municipales dans la ville de Douala. Le Préfet du Wouri saisi, a convoqué une réunion avec les FMO, les patrons des Régies publicitaires et les représentants des ministères concernés, le mardi 10 Septembre dernier à ses services. L’accusé a été signalé absent.
« Nous réclamons le respect de la loi de 1990 sur la libre concurrence, nous dénonçons la destruction de nos panneaux et le trouble aux jouissances » s’exprime Aristide Bounah, président de l’Association des Régisseurs en Publicité et DG de CTEC Sarl, ce mardi lors d’un point de presse donné au sortie de la réunion à la préfecture du Wouri à Bonanjo, assisté de ses confrères régisseurs en publicité, très furieux des actes fallacieux de la mairie de la ville à l’encontre de leurs panneaux publicitaires.
“Selon l’article 40 de la loi de 2006 régissant la publicité au Cameroun, la régulation du secteur de la publicité relève exclusivement de la compétence du ministre de la communication avec le concours du conseil national de la publicité”. Nous fait également savoir Aristide Bounah. « Nul n’a le droit de détruire un espace d’affichage publicitaire si ce n’est le ministre de la communication » décrit Romeo Lambo, conseil de Aristide Bounah, et consultant de la régie publicitaire CTEC Sarl. Il est à rappeler que ces auteurs qui ont commis des actes de destruction sur les panneaux publicitaires des Régisseurs pourtant agréés, n’ont pas répondu à la convocation du Préfet à la réunion susmentionnée.
D’après des promoteurs des régies publicitaires qui se sont exprimé à Cameroon Press, c’est depuis environ 3 ans que les régisseurs en publicité subissent des actes fallacieux et des persécutions de la communauté urbaine de Douala, s’appuyant sur des éléments qui ne sont soutenus par aucune réglementation en vigueur. “Le Maire de la ville a le pouvoir sur les emprises de la voie publique. C’est-à -dire que si on veut implanter un panneau sur un espace public, on doit demander une autorisation au Maire. Mais pour le cas actuel il s’avère que nos panneaux sont sur des propriétés privées, qui ne requièrent pas l’autorisation du Maire” s’exclame le président de L’ARPC (Association des Régisseurs en Publicité du Cameroun), au micro de Cameroon Press.
Les victimes déclarent avoir perdu des millions et de la crédibilité depuis l’aube de cette affaire. Elles ont fait savoir à la presse, qu’elles espèrent obtenir justice à l’issue de la procédure entamée par devant le préfet Mvogo Sylyac Marie.
80 % des petites entreprises au Cameroun disparaissent en moins de 5 ans en raison d’un environnement économique difficile, mais surtout à cause des charges superflues imposées dans le domaine de la publicité par affichage, par certaines mairies.
Mounira Mfouapon

















