La Commission Nationale Anti Corruption organise à Douala, un Atelier d’évaluation du plan d’action de lutte contre la Corruption dans la région du Littoral, pour l’année 2026; un événement qui réunit les administrateurs civils, les ministères (représentés), les responsables des CTDs et des membres de la société civile. Les travaux qui se tiennent du 02 au 04 Décembre 2025, ont débuté ce jour par une cérémonie d’ouverture présidée par le Secrétaire Général des Services du Gouverneur en la personne de Aboubakary Haman Tchiouto. La mission de la Conac dans la capitale économique du pays, est dirigée par Fohtung Samuel Tangang, Membre du Comité de Coordination de cette organisation.
D’après le chef de mission, les participants seront informés et formés sur le plan des actions à venir, afin de mieux mener le combat contre la corruption dans cette partie du pays classé 7ème sur 10. “Entre 2022 et 2025, la région du Littoral est passé 7e sur les 10 régions du Cameroun, avec un taux d’évaluation de 32,32%, contre 36,58 en 2020 et 30,84%. il faut améliorer…”,a déclaré M. Fohtung samuel Face à la presse. Il est à rappeler que d’après le président de la Conac, le Cameroun a perdu plus de 4 milliards de FCFA à cause de la corruption en 2024, contre 114 milliards en 2023.

Contexte national de la Lutte Contre la Corruption
Depuis le début des années 1990, le phénomène de corruption s’est accentué au Cameroun. Elle a gagné toutes les couches de la société, gangrené tous les rouages administratifs et les systèmes publics et privés. La corruption prive le pays des maigres ressources dont il dispose, handicape et anéantit tous les efforts de développement des pouvoirs publics.
Elle affecte principalement les couches sociales les plus défavorisées, aggravant ainsi leur situation économique et sanitaire déjà précaire. Parce qu’elle favorise une minorité au détriment de la majorité, les inégalités sociales que la corruption engendre sont susceptibles de dégénérer en troubles sociaux pouvant conduire à l’instabilité politique et sociale
Contexte international de la Lutte Contre la Corruption
Les bailleurs de fonds internationaux affichent une certaine lassitude dans les efforts d’assistance aux pays dits pauvres. Depuis de très longues décennies, les sommes énormes investies dans ces pays tardent à porter les fruits et les études menées pour comprendre la raison ont indiqué qu’une grande partie des fonds versés dans les pays du Sud se retrouvait dans des comptes privés des banques occidentales (Près de 40% des sommes investies ont ainsi été détournées). Le peu de ressources qui allaient aux projets financés étaient mal utilisées, etc.
Pour mettre un terme à ce gaspillage de ressources, les bailleurs de fonds, eux-mêmes frappés par la récession économique, ont durci les conditions d’octroi et d’utilisation de leurs secours et de leur assistance et édicté des règles de gestion rigoureuse et transparente.
« C’est fort de ce constat amer que les pouvoirs publics se sont engagés dans une croisade sans merci contre cette véritable gangrène », a expliqué le Chef de la division Études et Coopération de la Conac, en la personne de Gilbert Christian Onana.
















