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Les victimes décédées étaient des ressortissants de l’Extrême-Nord, partis de leur village en raison de Boko Haram, et vivant dans une précarité extrême à Douala. Ils occupaient cet immeuble R+2 hautement délabré à Bonamoussadi depuis 6 mois venant de Logpom. Par manque de moyens, ils vivaient dans une routine de survie quotidienne. 

Un vieil immeuble abandonné et délabré, s’est effondré dans la nuit du vendredi 10 à samedi 11 juillet 2026, autour de 23h, tuant au moins 6 personnes dont 3 enfants de moins de 6 ans et 3 adultes qui y habitaient gratuitement contre la volonté du propriétaire. 6 personnes ont survécu. Des 6, 3 blessés sortis des décombres à 2h du matin par les pompiers arrivés proprement. La mère des enfants décédés est sous soins à l’hôpital général de Douala, elle a été retrouvée dans les décombres, ses enfants morts sur ses jambes et sa tête sous le matelas qui lui a sauvé la vie. “On ne sait même pas si elle va vivre, elle est restée coincée entre deux poteaux”, a expliqué un membre de sa famille qui entendait sur le lieu du site l’extraction du dernier corps, celui du mari et père des deux enfants morts qui était encore dans les décombres. Il a été extrait raide mort vers 15h, après 9h de fouille minutieuse.

Trois survivants blessés immédiatement pris en charge à l’hôpital général de Douala. Le maire de Douala 5ème était à leur chevet 

Les trois survivants sont arrivés blessés vers 2h aux urgences de l’hôpital général de Douala. Les hauts responsables de cet hôpital de référence situé au quartier Beedi à environ 3km du lieu de l’effondrement, ont donné des instructions afin que les victimes soient immédiatement prises en charge.

Les pompiers et la police transporte le 5ème corps vers la morgue.

Au cours de sa visite, le maire de Douala 5ème, Richard Mfeungwang, qui a visité les blessés après plusieurs heures passées sur le lieu du drame, a fait savoir que l’engagement financier de la mairie qu’il dirige sera effectif dès lundi, rassurant les patients et les responsables de l’hôpital. “Je suis venu toucher du doigt la réalité de la situation des trois victimes hospitalisées. J’ai été rassuré par les médecins. J’ai discuté avec les victimes en leur présentant tous mes encouragements et tout l’accompagnement que la mairie de Douala 5ème réserve pour leur prise en charge”.

D’après le Pr Kemta Fernand (Interniste Rumathologue à L’HGD), les trois rescapés sont arrivés blessés à l’hôpital général et il ont immédiatement été pris en charge, ils ont été vus par différents spécialistes en chirurgie.. “Nous avons reçu trois patients, 2 de sexe masculin et un de sexe féminin. Le 1er, âgé de 19 ans, est dans un état critique mais conscient. Il n’a pas de déficit neurologique, il a une fracture au niveau de son rachis cervical (partie arrière du cou) mais sans lésions neurologiques.

La deuxième patiente (La mère des deux enfants et leur père décédés), a un traumatisme maxillo facial (au niveau de la face), mais sans lésions osseuses ni des lésions au niveau des yeux. Le troisième patient est un peu plus léger”. D’après le Pr Kemta qui dirige les opérations aux urgences, deux d’entre les patients vont pouvoir quitter les soins intensifs plus tôt, et le troisième, le jeune de 19 ans, y restera jusqu’à ce qu’il se soit stabilisé.

Une vie de survie à haut risque 

Originaire de la commune de Guéré dans le département du Mayo-Danay a l’Extrême-Nord du pays, cette famille précaire a fuit les attaques armées de Boko Haram pour la ville de Douala il y a plusieurs années. Venant de Logpom dans l’arrondissement de Douala 5ème ou elle occupait comme d’habitude un bâtiment en construction abandonnée, elle s’était installées dans cet immeuble hautement dégradé et à détruire, il y a 6 mois, contre le gré du propriétaire qui s’en était lavé les mains.

D’après une habitante absente au moment du drame, le propriétaire du bâtiment avait demandé depuis 5 ans de libérer les lieux, mais les habitants restaient têtus. “Le Bailleur avait demandé de libérer. Il nous avait dit qu’il ne prend plus notre argent, il est allé au commissariat et il nous a ramené des documents. Mais comme on ne payait pas, on est resté. Le bailleur est venu nous dire que si quelque chose nous arrive, il n’est pas responsable”, a déclaré Mama Julienne Cameroon Press, une rescapée qui a eu la vie sauve parce qu’elle était à l’église au moment du drame.

Mesure préventive de sécurité autour de l’immeuble effondré 

Sur le terrain, une inspection des bâtiments environnant a donné lieu à une demande d’évacuation aux habitants contiguës, pour des raison de sécurité. Durant l’inspection, le labogénie en présence des autorités administratives et municipale ainsi que accompagné par la police locale, a détecté un immeuble qui montrait des signes de secousses à l’effet des travaux de fouilles effectués sur le site de l’effondrement.

“Le sous prefet et moi venons de faire un constat, qu’il y a d’autre bâtiments aux alentours qu’il faut détruire. Ayant fait l’inspection des lieux, nous avons constaté que les travaux qui s’effectuent derrière, font bouger le bâtiment, ça veut dire que le bâtiment lui même est instable”, a déclaré le chef de l’exécutif communal de Douala 5ème.

 

 

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