L’Examen d’aptitude au stage d’Avocat au Barreau au Cameroun, a eu lieu les 9 et 10 mai 2026 à Yaoundé, après un report des dates initialement prévues en avril. Réunissant plus de 5000 potentiels avocats, le Concours du Barreau du Cameroun s’est déroulé, non sans effets de surprise, des futurs hommes de droit ont violé le droit à la porte d’entrée de leur carrière.

D’après le constat dénoncé par le Bâtonnier Me Mbah Eric Mbah lors d’un point de presse à Yaoundé, plusieurs candidats, avec la complicité du surveillant de salle se sont livrés à une tricherie, ce qui a conduit à une sanction collective. Le Bâtonnier a expliqué à la presse qu’une épreuve a été annulée dans une salle de composition, et la note zéro a été attribuée à tous les candidats de la salle. “Le jury a décidé d’annuler une épreuve dans une salle d’examen, c’est-à-dire que tous les candidats qui étaient dans cette salle sauf celui qui a dénoncé, ont échoué dans l’épreuve”.

Le barreau évoque la raison de cette mesure disciplinaire par le fait que, les candidats dans cette salle d’examen sont rendus coupables de tricherie, encouragés dans cette entreprise par un surveillant. En plus de la sanction générale, le surveillant de la salle encourt une peine de prison. “un surveillant qu’on a arrêté, il est en ce moment entre les mains de la police”. Justifiant cette procédure judiciaire, Me Mbah explique que lorsque l’équipe de supervision se rapprochait de ladite salle, le surveillant posté au Balcon signalait aux candidats en salle. “Le surveillant arrêté allait même jusqu’à fournir internet à ceux des candidats qui veulent tricher avec leur téléphone”.

Une équipe de l’ordre des avocats conduite par le Bâtonnier, visite les salles d’examen

Un autre effet de surprise, justifié par la Loi

Plusieurs candidats n’ont pas été admis en salle, pour défaut de licence académique. Ceux-ci ont plutôt présenté des licences professionnelles en droit, en lieu et place de la licence académique exigée par la réglementation. D’après le Bâtonnier, le ministère n’a fait qu’appliquer la loi, et cette loi est vieille de 1990. “Notre texte date de 1990, il ya beaucoup de parties qui ne répondent pas aux normes de l’évolution. Mais, en général lorsqu’on parle de licence en droit, c’est une licence académique”. Un manquement survenu avec l’arrivée des licences professionnelles en droit en 2010, qui sera examiné et solutionné par le Barreau.

Réaction interrogative de la rédaction 

La loi (1990) de l’examen du Barreau exige une licence académique en droit. En 2010, le gouvernement introduit la Licence Professionnelle en droit dans l’enseignement supérieur. En 2026, des étudiants viennent composer le concours du barreau avec leur licence professionnelle, et l’on les repousse à l’entrée de la salle, disant que la loi exige la licence académique.

Pourquoi lorsqu’ils ont introduit la licence professionnelle dans l’ES en 2010, sachant que le concours exige la licence académique, ils n’ont pas précisé ou averti, ou simplement revu les textes du concours du barreau. Et ce n’est que devant la salle d’examen que les candidats découvrent qu’ils ne sont pas éligibles pour l’examen.

 

 

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