« Si le Cameroun était la Russie, les USA, la Chine, ou l’union Européenne, le REDHAC devait être classé comme « Agent de l’Étranger » » a déclaré le politicien, à Cameroon Press. « Je tiens à préciser que mon but n’est pas de soutenir Atanga Nji ; mais il faut le reconnaitre, certaines associations au Cameroun ne servent pas toujours les intérêts du peuple, au regard des financement qu’elles obtiennent des personnes qui dictent forcement leurs actions, et de certains droits qu’elles défendent pourtant contraires aux mœurs camerounaises » a-t-il ajouté.
En réaction à l’affaire entre le ministère de l’administration territoriale et le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac), laquelle affaire fait les choux gras de la presse depuis le 06 Décembre dernier, Mathurin Byoll, homme politique et chef d’entreprise camerounais, contacté par la rédaction de Cameroon Press, a réagi par un réquisitoire. Le cadre régional du SDF, soutient la liberté d’expression et s’oppose à toutes actions visant à restreindre les libertés. “Mais les positions affichées et assumées par certaines ONG, comme le Redhac et bien d’autres autour de la crise anglophone, nous ont poussé à nous interroger sur leur véritable agenda et sur leurs commanditaires. D’où pour moi, la nécessité d’interroger l’origine des fonds de ces associations et de leur exiger une transparence. Elles doivent assumer dans leurs textes, le statut d’Agent de l’étranger, pour indiquer que leurs financiers sont étrangers”. A-t-il fait savoir à Cameroon Press
En effet, depuis la suspension le 06 Décembre dernier de plusieurs ONG camerounaise par un arrêté du Ministre Atanga Nji, de l’Administration Territoriale, le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac), qui fait partie desdites ONG suspendues, s’est démarquée par une opposition plus ou moins polémique. Le Redhac dirigé par Maximilienne Ngo Mbe (Présidente exécutive) est accusé de faire plus ou moins du blanchiment l’argent à travers l’organisation, car « le réseau est suspendu pour Financements illicites et exorbitants en inadéquation avec le profil de l’activité; activités de nature à porter atteinte à l’intégrité du système financier national; Non-respect des dispositions légales relatives au fonctionnement d’un Organisme à But Non Lucratif; absence de justification de la destination des financements reçus. »
À la suite de cette suspension, le Sous-préfet de Douala 1er, a ordonné l’apposition des scellés sur les locaux du Redhac sis au quartier Bali, dans l’arrondissement de Douala 1er, lesquels scellés ont été brisés par Me Alice Nkom, cadre de l’ONG. Cet acte qualifié de « défiance et d’affront lancé à l’Autorité de l’Etat », par le préfet du Wouri dans une correspondance adressée à l’avocate suscitée, « …vous passant pour une véritable héroïne, vous avez fait l’apologie de vos actes de défiance et de rébellion dans les réseaux sociaux et à travers certaines chaînes de radio et de télévision ». A déclaré le préfet dans ladite correspondance
Réaction du politicien Mathurin Byoll
Selon le vice-président régional du SDF dans le Littoral, « Il faut que le gouvernement camerounais crée une classification au Cameroun pour distinguer des associations qui perçoivent des financements de l’étranger. « Que toutes les associations qui reçoivent des financements des pays étrangers et particulièrement des pays occidentaux, se reconnaissent elles-mêmes, dans leur texte, avant toute légalisation par le ministère de l’administration territoriale, comme étant des Agents de l’Étranger. Faute de quoi, elles ne devraient plus être légalisées. Et devraient être interdites de fonctionnement. » a-t-il fait savoir à Cameroon Press
























