Après que Préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, ait écrit au Minat pour accuser le Gouverneur du Littoral d’ourdir une campagne de Sabotage en complicité avec les chefs Sawa contre lui, les chefs Sawa ont également adressé une correspondance au Ministre de l’Administration Territoriale pour démentir les accusations du préfet, tout en retournant la faute contre l’administrateur civil.

D’après la lettre consignée par plusieurs Chefs Sawa, le préfet a dit des contre-vérités à l’encontre du Gouverneur et les chefs Sawa. “D’emblée, nous tenons à rappeler que nous ne nous sommes jamais rendus à son bureau et ne nous reconnaissons pas dans les déclarations qu’il nous attribue. De même, nous tenons à rappeler avec force que le Gouverneur de la Région du Littoral ne nous a jamais réunis pour nous demander d’écrire un quelconque pamphlet contre le Préfet du Département du Wouri”, peut-on lire dans la correspondance ci-dessous.

De plus, les chefs Sawa soupçonnent l’implication du Préfet dans des malversations Foncières à Douala. “Nous sommes étonnés de constater que c’est depuis son arrivée à la tête du Département du Wouri que les litiges fonciers concernant l’appropriation par des individus sans foi ni loi, des emprises du domaine public routier attenant aux titres fonciers appartenant à nos Cantons, se sont exacerbés”.

La lettre des chefs Sawa en intégralité, adressée au Ministre Atanga Nji

Dénonciation à la suite de la correspondance du 14 Avril 2026 du Préfet du Département du Wouri

Monsieur le Ministre,

Courant semaine du 13 Avril 2026, le Préfet du Département du Wouri nous a fait tenir copie d’une correspondance N°44/2026/L/C19/SP du 14 Avril 2026, qui vous est adressée et dont l’objet est Cabale contre le Préfet relative à l’occupation litigieuse d’une dépendance du domaine public routier au lieu-dit BWANG-BAKOKO ».

Après avoir pris connaissance de ladite correspondance, nous en avons été totalement stupéfaits et ahuris au regard de son contenu qui révèle des contre-vérités en nous faisant passer pour des complices actifs d’une prétendue cabale déclenchée contre lui.

Plus concrètement, il en ressort:

_ Que nous sommes passés à son bureau pour lui faire part de la machination orchestrée à l’initiative de Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, consistant à rédiger contre lui une pétition ainsi qu’un pamphlet;

_ Qu’il vous a adressé il y a à peine une semaine, un rapport détaillé au sujet d’un litige foncier sis au lieu-dit JAPOMA BAKOKO, en intelligence avec le sulfureux prédateur foncier NGUEFACK Maurice contre les attributaires des autorisations d’occupation du domaine public d’une contenance superficielle de 4.000m² sise au lieu-dit JAPOMA BAKOKO, en précisant que la vérité est que derrière les 4.000m² susvisés, ce dernier est détenteur d’un titre foncier de 09ha et cherche à s’accaparer le domaine public routier attenant;

_ Qu’il souhaite qu’une enquête officielle soit ouverte afin de faire toute la lumière sur ce problème et permettre la manifestation de la vérité;

Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale,

En réaction, nous aurions pu nous passer de réagir à cette correspondance, si elle ne contenait pas des insinuations et des expressions outrageantes et irrespectueuses à notre endroit, en nous faisant de nous pour des personnes manipulées et des pantins, complices de basses besognes contre le Préfet du Département du Wouri d’une part et de prédations foncières au préjudice des Cantons dont nous avons pourtant la charge de veiller au bon fonctionnement.

D’emblée, nous tenons à rappeler que nous ne nous sommes jamais rendus à son bureau et ne nous reconnaissons pas dans les déclarations qu’il nous attribue.

De même, nous tenons à rappeler avec force que le Gouverneur de la Région du Littoral ne nous a jamais réunis pour nous demander d’écrire un quelconque pamphlet contre le Préfet du Département du Wouri.

Enfin, sur l’affirmation selon laquelle Monsieur NGUEFACK Maurice serait détenteur d’un titre foncier de 9ha sur les 4.000m² sis au lieu-dit JAPOMA BAKOKO et cherche à s’accaparer le domaine public routier attenant, le NGONDO ne saurait se prononcer sur ce litige dont il n’a pas connaissance. La raison en est simple: ledit litige foncier qui relève d’un problème interne à un Canton n’a pas été porté au niveau de ses instances. A cet effet, le Ministère de l’Administration Territoriale pourrait à sa convenance saisir le Canton Bakoko.

Nous sommes totalement surpris que ce nom soit cité par Monsieur le Préfet du Département du Wouri, alors qu’il n’est ni fils d’un de nos Cantons, encore moins propriétaire de 09ha de terrain dans le canton BAKOKO comme affirmé.

Nous avions jusqu’ici pensé que le problème en débat dans cette affaire était et reste le statut des emprises du domaine public routier, lesquelles sont, nous semble-t-il, inaliénables, imprescriptibles, insaisissables et insusceptibles d’appropriation privée.

Mais lorsque le Préfet du Département du Wouri a ramené le débat aux questions de personne, en indexant tantôt Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, tantôt Monsieur NGUEFACK Maurice, nous comprenons désormais que son problème est ailleurs.

Pour s’en convaincre, nous sommes étonnés de constater que c’est depuis son arrivée à la tête du Département du Wouri que les litiges fonciers concernant l’appropriation par des individus sans foi ni loi, des emprises du domaine public routier attenant aux titres fonciers appartenant à nos Cantons, se sont exacerbés.

Comment comprendre que les actions déployées depuis quelques jours par les nommés KONTCHOU MOFANG Clauvis, KENFACK Lucas et autres ont son entière bénédiction et le préoccupent au plus haut point, s’il n’y a aucun intérêt particulier, alors que les actes similaires sont dénoncés par nos soins dans d’autres recoins de nos Cantons, comme BONAMOUSSADI, NEW-BELL, BONABERI, BASSA, et ce sont les mêmes noms qui reviennent.

Au contraire de ce qu’affirme le Préfet du Département du Wouri, l’intervention du Gouverneur de la Région du Littoral pour ordonner l’arrêt des travaux sur les sites querellés a été à chaque fois salutaire, car elle a eu le mérite de préserver l’ordre public et la paix sociale à un moment où nos populations étaient décidées à en découdre avec ces occupants, ainsi que nous-mêmes, car elles estimaient que notre silence est complice des actes décriés.

Ce que nous demandons n’est pas seulement le respect du titre foncier et des autorisations d’occupation du domaine public signées du Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières comme l’affirme le Préfet du département du Wouri, mais beaucoup plus le respect dans toute sa globalité car, la Loi qui devrait s’imposer à tous, sans discriminer, et le droit de préemption pour le NGONDO et les Cantons en ce qui concerne les attributions ayant trait aux baux sur l’occupation d’une dépendance du domaine public routier.

Nous serons à toute notre aise qu’une enquête officielle soit effectivement ouverte à l’effet de permettre la manifestation de la vérité dans cette affaire. Enquête que nous appelons de tous nos vœux et souhaitons la plus inclusive possible, et non pas menée par une Commission AD HOC que le Préfet du Département du Wouri avait indiqué avoir mise sur pied pour gérer ce conflit, et dont le rapport lui a déjà été communiqué sans que nous ne sachions très bien, ni quand, ni où ses travaux se sont déroulés, ainsi que les personnes entendues.

Vous en souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire Monsieur le Ministre, en l’expression de notre parfaite considération.

 

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