Après plusieurs mois de procès, Dagobert Nwafo a écopé d’une Condamnation à Mort par Fusillade, et une amende de 500 millions fcfa de dommages et intérêts, à verser à la famille de la victime.

Dagobert Nwafo, l’auteur du meurtre d’un enfant de 6 ans qu’il a poignardé plusieurs fois au cou alors que le petit Mathis Ouandji était innocemment assis dans le canapé devant la télé, a été reconnu coupable et condamné à mort par fusillade. Il devra également verser 400 millions FCFA de dommages à la famille de la victime, et 100 millions FCFA d’intérêt. Le verdict prononcé ce mercredi 18 mars 2026, par le tribunal de grande instance de Yaoundé, fait suite à une procédure qui a connu plusieurs renvois, du fait de sa prétendue innocence revendiquée par ses avocats.

Un Assassinat d’une Horreur Inhumaine 

En effet, le 10 mai 2025 au quartier Ngoa Ekele à Yaoundé, Dagobert Nwafo (environ 50 ans) parent d’une artiste bien connue, et le père de Mathis, s’étaient livrés à une altercation dans un bar du coin. Alors que tout le monde croyait que tout est revenu dans l’ordre, l’accusé est allé à son domicile non loin, et est revenu tout enragé avec un poignard aiguë. Poursuivant sa route, il s’est dirigé au domicile de la victime et l’a poignardé au cou, le jeune Mathis est mort quelques minutes plus tard, après avoir souffert le martyr. L’événement s’était déroulé au yeux des habitants du quartier, qui avaient voulu en finir avec l’assassin avant l’intervention des forces de l’ordre.

L’assassin faisant une vidéo pour la promotion des œuvres de sa fille

Le ministère public avait requis la peine de mort lors de la première audience le 11 décembre 2025, réquisition suivie par le juge, mais l’avocat de l’assassin revendiquaient l’innocence de son client, accusant un manque de preuves suffisantes.

Des avocats sans scrupule

(JDC) Le 11 mars dernier, les avocats de la défense invoquaient des insuffisances majeures dans le dossier comme arguments pour soutenir l’acquittement de leur client : d’abord, elles sont relatives aux analyses de sang qui constituent une pièce versée au dossier de la procédure. Les avocats soutiennent qu’aucune expertise scientifique n’a permis d’établir avec certitude que les traces de sang appartiennent à Dagobert Nwafo. Ensuite, elles se rapportent à l’individu présenté comme ayant récupéré le poignard des mains de l’accusé après que ce dernier a commis le forfait. Mais, les avocats de la défense ont relevé que l’homme en question connu sous le nom de Messina n’a pas été entendu par le tribunal depuis le début de l’enquête alors qu’il pourrait jouer un rôle important dans le cours du procès.

La peine de mort au Cameroun

D’après Afrik-inform, cette décision revêt un caractère particulièrement historique dans le contexte judiciaire camerounais. En effet, bien que la peine de mort soit toujours prévue par la législation, elle n’est plus appliquée de manière effective depuis 1997, date de la dernière exécution connue dans le pays. Depuis lors, un moratoire de fait s’est installé, les condamnations étant systématiquement commuées ou non exécutées. Le verdict rendu dans l’affaire Mathys Ouandji vient ainsi raviver le débat sur l’application réelle de cette sanction ultime au Cameroun, tant sur le plan judiciaire que sur celui des droits humains.

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