À l’occasion de la 41 Journée Mondiale des Droits des Consommateurs (JMDC), l’ART à Douala, à travers sa délégation régionale Littoral et Sud-Ouest, a effectué une descente sur le terrain, pour une campagne Main à main, auprès des distributeurs et consommateurs des équipements de communication électronique. L’activité était la deuxième d’une semaine très chargée en faveurs des ayants droit.
L’équipe sur le terrain a parcouru une dizaine de kilomètres en véhicules de communication, allant d’un lieu à un autre aux fins de toucher du droit la question de la protection des consommateurs. À Douala 1er, Douala 2ème et Douala 5ème, la campagne a permis à pas mal de camerounais d’avoir désormais plus d’information sur l’écosystème des télécommunications.
“D’une part, nous avons sensibilisé les distributeurs d’équipements électroniques sur l’existence d’un agrément pour l’exercice de l’activité, et d’autre part, le consommateur a le droit être informé de ses prérogatives, et des possibilités de revendications”, a fait savoir à Cameroon Press, Mme Akweng Pamela, Chef des Affaires Juridiques et de la Protection du Consommateur.

“Cette campagne de sensibilisation vise à toucher directement un maximum de personnes, à la fois des distributeurs et des consommateurs des Télécommunications. Beaucoup de camerounais n’ont pas connaissance de l’existence d’un organe de régulation qui peut recevoir leurs plaintes. Pareillement, beaucoup de vendeurs de téléphone et autres, n’ont pas connaissance de l’existence d’un agrément qui régule leur activité. Nous sommes sur le terrain, pour leur apporter ces informations, nous avons remarqué une réceptivité de notre cible du jour, et un engouement qui nous rassure”, a poursuivi la coordonnatrice de la campagne de communication de rue, en compagnie de ses collaborateurs de la délégation régionale située a Bonanjo, Douala 1er.
Maxime, Coulibaly et Augustin, découvrent l’ART pour la première fois
“C’est la première fois que j’entends ça, et c’est intéressant. D’après ce que Madame Assoumou m’a expliqué, on peut se sentir protéger avec l’ART, je suis satisfait. Nous on a souvent des problèmes, mais on ne sait pas à qui se plaindre. Parfois on appelle notre opérateur, mais il nous met en attente longtemps. Augustin, moto taximan a précisé à Cameroon Press que lorsqu’il recharge du crédit de connexion pour trois jours, il se rend compte quelques temps plus tard que la connexion de passe plus et les appels aussi. “Désormais, je sais vers qui me tourner”, a conclu le prospect de la responsable des ressources humaines de la DRD.

Maxime, réparateur de téléphone encourage l’ART. “J’encourage l’Agence de Régulation des Télécommunications que je découvre aujourd’hui, sauf que chaque jour, le réseau dérange mais ils ne font jamais rien. Le crédit disparaît dans les téléphones, lorsqu’on veut faire les retraits, le réseau nous complique la tâche. Hier j’ai fait une recharge d’un Giga, je n’ai pas pu utiliser durant 2h”, a déclaré Maxime, ajoutant qu’il contactera désormais le régulateur pour sa défense.
Quand Coulibaly, consommateur moins informé, veut sauter qur l’occasion
“Nous on pensait que Camtel pouvait nous aider Ah ça ! MTN fait un peu les efforts. Orange alors c’est la catastrophe : J’ai mis 1600 hier à 22h, ce matin ils m’ont envoyé le message qu’il me reste 50 Mb. J’ai fait quoi avec 1550 mégas ? Donc je n’ai pas dormi la nuit ?
Journaliste : Est-ce que vous savez que l’ART peut résoudre vos problèmes ? Coulibaly : l’ART c’est qui ?
Journaliste : L’Agence qui reçoit vos plaintes !
Coulibaly : en faisant quoi
Journaliste : Justement il y a une fiche de renseignements qui est distribuée en ce moment par les agents, et vous pouvez aussi appeler le 1515 !
Coulibaly : c’est comme ça qu’on nous avait aussi dit qu’on peut appeler les policiers (au 1500. ndlr.), mais quand tu appelles le numéro là, ça ne passe même pas.
Journaliste : l’ART n’est pas la police
Coulibaly : OK, je vais essayer, mais donnez-moi d’abord le chapeau ou le teeshirt !🤓

Les distributeurs d’équipement des télécommunications à l’envers du décor
D’après le constat de Cameroon Press, la quasi-totalité des veneurs de téléphones et accessoire au lieu-dit ancien 3ème, ne disposent pas d’agrément revendiqué par la loi du secteur. La campagne de proximité de ce 17 Mars a était une approche informationnelle de plus car, la délégation régionale de l’ART Littoral et Sud-Ouest était à son énième rendez-vous dans ce marché.
En effet, d’après l’Article 22 de la loi de 2010 régissant les communications électroniques au Cameroun, est considéré comme vendeur d’équipements de communications électroniques toute personne physique ou morale qui importe, exporte, détient en vue de la commercialisation en gros ou en détail, pour son propre compte ou pour le compte d’un tiers, des équipements et produits de communications électroniques.
L’article 23 de la même loi prévoit que toute personne exerçant l’activité de vendeur d’équipements de communications électroniques doit justifier d’un agrément préalable obtenu auprès de l’Agence. Eric, vendeur de téléphone au Marché Congo dit ancien 3, n’avait pas connaissance de cette loi, jusqu’à l’arrivée de l’équipage de campagne de sensibilisation de l’Agence ce mardi. À Cameroon Press, il a fait la promesse de se conformer.
Au commencement de la protection du consommateur, il y avait John Kennedy, président américain
Il est à noter que la lutte pour les droits des consommateurs remonte au 15 Mars 1962 ou, John Kennedy, président Américain déclarait devant le Congrès les quatre droits fondamentaux du consommateur : Le Droit à la sécurité (sanitaire), le Droit d’être Informé, le Droit au choix et le Droit d’être défendu. Depuis lors, chaque 15 mars la Journée des Droits des Consommateurs est célébrée partout dans le monde.
















