Dans la région de l’Ouest Cameroun ce week-end, du sang a coulé pour une affaire d’argent, et ailleurs dans la même région, du sang a failli couler, pour une autre somme dérisoire. 

À Bamenjou, village dirigé par SM Sokoudjou Jean Rameau

Dans la journée du samedi 13 juin à Bamendjou, un arrondissement des Hauts-Plateaux, deux hommes adultes ont tragiquement perdu la vie dans une dispute financière qui a brutalement tourné au vinaigre. D’après plusieurs récits des témoins, les victimes, l’un assommé par une pierre, et l’autre lapidé à l’immédiat, faisaient partie d’un groupe d’animation traditionnel, au village Balatsit.

Le groupe avait reçu la somme de 10 000f des mains levées (farotage) au cours de la veillée funèbre qui avait débuté la nuit du vendredi 12. Au petit matin du samedi 13, le nommé Soh Michel, (image1) qui détenait les fonds étant apparemment leader du groupe, aurait décidé de prendre 4000f pour lui seul, et de redistribuer 6000f au reste du groupe. Une décision unilatérale, de partage inégal, qui a provoqué une altercation verbale entre les membres du groupe.

Après une échauffourée de quelques secondes, Soh Michel sera assommé par son vis à vis, à l’aide d’une pierre sur le crâne et va s’effondrer. Il sera déclaré mort à l’hôpital de district de Bamendjou au il a été conduit sur une moto. L’assassin n’aura pas eu le temps de fuir car, la pollution s’étant saisie de lui, l’a battu à mort.

À Baleng, un autre enterrement agité

À Baleng (Bafoussam 1er) dans le département de la Mifi, à environ 23 km de Bamendjou le même jour, un enterrement à failli virer au drame. La mort d’une sexagénaire, décédée tragiquement seule dans sa chambre une semaine plus tôt, a fait l’objet de guerre froide au sein de la famille.

La fille de la défunte étant conservée en froid avec ses cousines qu’elle soupçonne d’être à l’origine du décès de la mère, a suscité la crainte et la méfiance chez ses cousine qui, craignant pour leur vie, se sont retirées du lieu de la veillée pour ne revenir que le lendemain. Dans la Journée de l’enterrement, une vendeuse de Boisson a fait appel aux jeunes violents du quartier, pour réclamer une somme de 1200 f à l’un de ses clients, qui disaient avoir déjà payé. Suite à des menaces de plus en plus violentes de la part des jeunes du quartier, la somme de 1200 a finalement été remise à celle qui était considérée comme une menteuse et manipulatrice.

 

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