D’après les services du Gouverneur, les travaux en ateliers organisés par la Conac, permettront d’évaluer l’exécution du plan d’action de lutte contre la corruption du Littoral pour l’année 2022, et développer le plan d’action avenir, afin d’atteindre les 50% du résultat attendu en 2025.
La Commission Nationale Anticorruption (CONAC) a organisé à Douala, et ce durant trois jours, un atelier d’évaluation du plan d’action de lutte contre la corruption dans le littoral, et l’élaboration de celui de 2025. L’évènement qui a débuté ce Lundi 03 Février 2025 aux services du Gouverneur de la région, réunissait les autorités administratives, municipales, judiciaires, politiques, traditionnelles et religieuses de la région, ainsi que des responsables de la société civile, des membres de la coalition nationale de lutte contre la corruption.

L’état des lieux dans la région du Littoral
D’après le représentant du Gouverneur en la personne de Aboubakary Haman Tchiouto, “la corruption demeure une réelle préoccupation nationale, et notre région n’en est aucunement épargnée. Malgré les efforts du Gouvernement pour combattre ce phénomène, certains camerounais privent leurs concitoyens de leur droit de bien-être, par des actes de pratiques de corruption. Conscient de cette situation, le président Paul Biya a engagé depuis des décennies, une bataille féroce contre ce phénomène, en mettant en place une politique de lutte contre la corruption, d’où la création de la Commission Nationale Anti-corruption (Conac) en Février 2011.
Malgré les activités de la Conac, le Littoral est resté en dessous de la moyenne, mais a tout de même connu une constante progression. Notre région est partie d’un taux de réalisation de son plan d’action de lutte contre la corruption de 15,40% entre 2012 et 2013 pour se retrouver à un taux de 30,84% en 2021″. Des résultats encouragent d’après le Secrétaire Général des Services du Gouverneur. Mais, dans l’ensemble, le taux moyen d’exécution de ce plan d’action est de 26,35% alors que la moyenne nationale est de 32,75%.
Il y a lieu de relever pour le déplorer, qu’à l’image de l’ensemble du pays, les taux d’exécution des plans d’action annuel dans la région du Littoral, ne dépasse guère les 50%. « Ce n’est pas faute de volonté ou d’engagement réelle au fil des année car, notre détermination à tordre le cou à ce cancer social tient parfois lieu de questionnement. D’où la nécessité de joindre davantage nos forces, pour combattre avec plus de vigueur la gangrène, afin de franchir la barre de 50% des réalisations de nos activités planifiées », a déclaré le secrétaire général des services du Gouverneur.

L’évènement était conduit par le Dr Simon Bolivar Njami Nwandi
D’après le Dr Simon Bolivar, membre du conseil de coordination de la Conac, Le Littoral est la base du Cameroun, et la lutte devrait y être plus intensifiée. « C’est cette ville de Douala seule qui s’appelait Cameroun, et qui a étendu ce nom sur tout le territoire », a-t-il déclaré, pour justifier que dans le Littoral ? un accent est mis sur la Lutte contre la corruption. Au micro de Cameroon Press, le représentant du Directeur General de la Commission Nationale Anti-corruption a également fait appel à l’action de chaque citoyen de la région pour lutter contre la corruption.
« Mes attentes sont que tout le monde s’imprègne des attitudes et des gestes contre la corruption, pour assainir les mœurs. Nous avons tout à notre disposition, mais nous n’en faisons rien pour sortir de la misère. Tenter par un corrupteur, dénoncer-le. Si vous êtes victimes d’un prédateur, dénoncez-le. La Conac se saisira de l’affaire. La lutte est vraiment pour nous tous », a-t-il fait savoir.

« Cette lutte implique que chaque citoyen responsable s’implique pour atténuer la corruption dans notre pays. Nous parlons trop, nous promettons tout, sans rien réaliser. Il faut que les moyens que regorge notre pays et qui sont à votre disposition, servent au rayonnement de notre pays. Une minorité de gens noient le pays dans la misère. Comment le Cameroun peut être un pays pauvre et très endetté, avec tout ce que nous avons. Donc, nous devons avoir conscience de cela, et être vigilants pour enrayer la corruption », a-t-il conclu face a la presse.
Au cours de l’atelier, les participants auront droit à des exposés sur l’état des lieux de lutte contre la corruption au Cameroun, les acteurs et les outils de lutte contre la corruption au Cameroun, les infractions assimilées à la corruption, la présentation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, le dilemme éthique, la conduite du changement, comment identifier et briser les résistances, comment mesurer le progrès, entre autres
« Cet atelier offrira aux uns et aux autres, l’occasion d’acquérir beaucoup de connaissances, et d’échanger des expériences pratiques en matière de lutte contre ma corruption. Au cours des travaux, il reviendra aux participants, d’évaluer l’exécution du plan d’action de lutte contre la corruption de la région pour l’année 2022. à partir de là, ceux-ci identifieront aisément les actions opérationnelles à exécuter dans le cadre du plan d’action 2025 » a mentionné le représentant du Gouverneur.
Billy Kolla



















