Ce sont 8 conseillers municipaux PCRN dans la commune d’Eseka, dans le département du Nyong-et-Kellé, qui ont adressé leur démission collective à Cabral Libii. Dans un document adressé à notre rédaction, les déserteurs ont fait savoir au président national du Parti, que plusieurs irrégularités ont été enregistrées dans la gestion des affaires de la Commune, et le déclin observé du parti à Eséka. Selon eux, plusieurs fois, ils ont saisi Cabral Libii pour résoudre les problèmes, mais leurs courriers sont restés lettre morte.

D’après le maire de ladite commune en la personne de Sylvain Ntock, ce sont les mauvais anges qui quittent le bateau. “Après 7 tentatives de destitution du Maire, des manigances pour bloquer le fonctionnement de la Mairie…ils s’en vont finalement avec le goût amer de n’avoir pas pu atteindre leurs objectifs de déstabilisation de cette mandature du PCRN à Eséka. On se retrouvera devant, chacun avec sa vraie écusson politique”, a déclaré Sylvain Ntock. Ils m’auront fait vivre l’enfer sur terre, mais Dieu Veille”, a-t-il ajouté.

Sylvain Ntock, maire de la commune d’Eséka, avec Cabral Libii, président National du PCRN.

La lettre de démission collective de ces conseillers, adressé a Cabral Libii, président national su PCRN 

Monsieur le Président,

Ce mot, pour porter à votre connaissance notre démission comme militants du PCRN dès réception. Les trépidations de la vie au sein du parti, dépassant nos modestes forces nous ont poussés à cette décision ultime

C’est avec une pointe d’émotion que nous prenons congé du PCRN, qui a vu certains d’entre nous arriver en politique. Nous garderons avec une tendresse toute particulière ces pas politiques; parsemés d’essais et d’erreurs, d’apprentissages divers et de rencontres attachantes et/ou improbables.

Depuis plusieurs années, nous avons attiré l’attention de votre présidence sur les irrégularités enregistrées dans la gestion des affaires de notre Commune et le déclin du parti à Eséka, tant sur le plan administratif que technique. Nous avons toujours pensé que vous finirez par comprendre le sens hautement patriotique de notre démarche, laquelle s’est toujours voulue objective, pour garantir au PCRN une stabilité politique pérenne, gage de votre ascension à la Magistrature Suprême dans notre pays. C’est dans cette logique que nous avions inscrit la réussite des élections groupées du 09 Février 2020.

Malheureusement, les obstacles qui auraient pu être évités ne l’ont pas été, faute de clairvoyance, de clairaudience, d’impartialité, de courage de votre part.

Pour trouver des issues de sortie de crise, nous avons plusieurs fois, usé du bon sens en vous saisissant par différentes correspondances. Toutes ces adresses sont demeurées lettres mortes.

Les errements ainsi accumulés ont conduit la Mairie à se confronter aux innombrables difficultés qui ont débouché à son blocage.

On peut relever entre autres difficultés:

1. La mauvaise gestion des ressources humaines

2. L’exercice abusif du droit et des prérogatives

3. La transformation de l’Organe délibérant en organe de régularisations

4. L’absence cruelle de collaboration

5. Le méli-mělo dans les organes du parti, et bien d’autres.

6. Le tripatouillage aux élections du bureau communal

7. La nomination de l’exécutif communal.

En raison de ces manquements observés, nous avons le regret de vous informer que nous ne saurions nous associer au bilan singulier du PCRN dans les tous prochains jours. Que Dieu vous aide à cultiver davantage l’humain au centre de vos réelles préoccupations.

Veuillez croire, Monsieur le Présulent, en l’expression de nos sentiments distingués

 

 

 

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