Le Conseiller municipal PCRN à Matomb dans le Nyong-et-Kéllé cite le Tribalisme et la Violence comme des pesanteurs qui polluent le paysage politique du Cameroun. Damien Makon condamne fermement les actions de la BAS à l’étranger, et soutient qu’il faut créer un nouveau management au Cameroun pour amorcer la désescalade. Le porte-parole Nº2 de Cabral Libii a également cité la corruption ambiante. « C’est-à-dire qu’on arrive à corrompre les esprits, même les plus brillants. Parce que l’alternance politique que nous appelons de tous nos vœux, aurait voulu avoir en son sein des seigneurs de la pensé, qui malheureusement ; pour des raisons essentiellement ventrales, se sont retrouvés à être les laudateurs du parti au pouvoir » a-t-il déclaré à Cameroon Press.
Le paysage politique actuel au Cameroun est infesté par trois constantes :
La première, l’excès de tribalisme.
Le tribalisme a toujours existé dans la sphère politique, il a toujours été usité par le pouvoir en place, pour des fins que lui seule sait. Mais il a été exacerbé en 2018, malheureusement par le fait de l’opposition. Et il y a lieu de dire que les deux seules tribus qui existent au Cameroun, sont celles de ceux qui se gobergent avec l’argent public, et ceux qui tirent le diable par la queue. Bassa, Bamileké, Ekang, Toupouri, etc.…, ne sont que des réalités entomologiques, que nous proposons d’ailleurs dans le Fédéralisme communautaire, d’intégrer dans la façon d’organiser notre état, pour qu’il puisse d’avantage répondre à nos réalités.
La deuxième pesanteur, c’est la corruption ambiante.
C’est-à-dire qu’on arrive à corrompre les esprits, même les plus brillants. Parce que l’alternance politique que nous appelons de tous nos vœux, aurait voulu avoir en son sein des seigneurs de la pensé, qui malheureusement ; pour des raisons essentiellement ventrales, se sont retrouvés à être les laudateurs du parti au pouvoir. Parce que rien n’explique que des gens qui étaient véhéments avant avec une critique acerbe contre le pouvoir en place, se retrouvent aujourd’hui comme par enchantement, des défenseurs de ce pouvoir-là. Donc, la corruption n’a pas corrompu que nos poches ; elle a corrompu nos esprits, elle a corrompu notre relation au pays.
La dernière pesanteur, c’est la violence, qu’elle soit verbale ou physique.
Nous considérons que les objectifs politiques doivent être atteints par des moyens légaux. Parmi ces moyens, nous excluons la violence. La précision qu’il faut faire, c’est que la violence germe quelque part. Et, lorsqu’elle est distillée, ce n’est que la réponse que les gens voient. C’est vrai qu’Il n’y a pas de possibilité d’endiguer la violence lorsque la maison du Directeur General du Budget coute 2 Milliards alors qu’à côté, celle de sa voisine est en planches. Ou encore lorsque vous vous retrouvez dans un environnement avec des gens qui au quotidien, tirent le diable par la queue contrairement aux autres.
Néanmoins, lorsqu’on s’engage à faire de la politique sans violence, on ne peut pas comprendre que des gens s’en prennent à des autorités. J’ai failli sortir de la politique en 2019 lorsque j’ai vu des individus carrément allés en France, retirer le portrait du président Paul Biya, le casser, le poser sur le drapeau du Cameroun, uriner dessus ? c’est un acte des plus odieux, des plus barbare inacceptable en politique et en république. Je suis un des fervents adversaires de M. Paul Biya, je considère qu’il est l’un des grands problèmes de ce pays, si non le plus grand problème. Mais je ne considère pas que lorsqu’il s’en va se reposer en suisse, que des gens viennent jeter des cailloux sur sa fenêtre.
Nous sommes en Afrique, l’Afrique ne peut pas considérer que le vétéran ne vaut rien. Donc, vous avez vu le tableau que je dresse. Celui d’une violence de ceux qui lors d’une manifestation au village, ou quelque autre évènement, garent des Prados CA, dont ils n’éteignent pas les moteurs pendant tout le temps de la cérémonie, et de l’autre côté du tableau, on a des gens qui enfarinent des ministres, blessent des hommes d’état, troublent la tranquillité de celui qui au demeurant incarne la république du Cameroun. Ce sont des choses inacceptables.
Ce qu’il faut faire ; amorcer la désescalade
Première chose : c’est de créer un nouveau management au Cameroun. La première action pour amorcer la désescalade ; c’est de changer ceux qui nous dirigent depuis 1982. Parce que leur longévité est promotrice d’un certain nombre de choses. C’est un déclic que d’avoir un nouveau paysage politique. Je ne souhaite pas que Biya fils prenne le pouvoir, que Motaze prenne le pouvoir, ou quelque autre personne, mais qu’une autre personne prenne le pouvoir. C’est ce que l’évêque de Yagoua essayait de dire. Il y aura à cet effet un effet domino dans la tête des camerounais qui vont se dire qu’il y a quelque chose de nouveau. C’est le premier pas vers la désescalade ;
Deuxième chose : Il faut être ferme sur le respect de la loi. C’est parce qu’on n’a rien à offrir aux camerounais, qu’on permet que les bars pullulent partout. Que les mototaximen pullulent partout. Cela dit, si on appliquait la loi, ceux-là qui sont à Yaoundé qui laissent les gens vendre au-dessus des trottoirs, seraient en difficulté. Vous ne pouvez pas en même temp ne rien offrir comme opportunité aux populations et leur empêcher de se mouvoir pour se chercher. Si on avait appliqué des sanctions lourdes à ceux qui ont commis le forfait nauséeux que je viens de décrire en 2018, pour envoyer un message aux Sandy Boston et autres, que la république a des canons de revendications, je suis certains que certains auraient compris que les choses ne marchent pas comme ça.
Comment se fait-il que nous qui sommes un état signataire de la convention de Genève, que l’ambassadeur du Cameroun en Belgique soit attaqué et que l’état du Cameroun n’ai pas des gens qui aient été interpellés pour répondre de leurs actes. L’ambassadeur du Cameroun en France mérite le respect qui est dû à son rang, même si nous ne sommes pas d’accord avec la politique que son patron mène.
Il faut être ferme sur le respect de la loi.


















