Réunis le 18 octobre 2026 à Maképé, les responsables et cadres du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) ont placé la préparation des prochaines échéances électorales au centre de leurs échanges. Entre défense de la vitalité du parti, valorisation de l’action communale et appel à une meilleure organisation sur le terrain, les interventions ont insisté sur la nécessité de transformer la mobilisation militante en résultats électoraux.
Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) veut préparer les prochaines échéances électorales dès maintenant. C’est l’un des principaux messages ressortis de l’assemblée générale communale tenue le 18 octobre 2026 à Maképé, dans l’arrondissement de Douala 5e. À cette rencontre, Jean Pasteur Yebga, président du Comité communal du parti, et Aristide Bitouga, chef du Bureau politique national, ont pris part aux travaux consacrés à la vie de la formation politique et à ses perspectives.
Alors que le parti fait face à des départs de militants, les responsables présents ont défendu la continuité de son fonctionnement et la nécessité de maintenir les structures locales en activité. Pour Aristide Bitouga, la tenue de cette assemblée générale constitue un signe de vitalité. Il a évoqué une participation d’environ 400 personnes, tout en précisant qu’une assise communale rassemble principalement les cadres opérationnels chargés de faire vivre le parti sur le terrain.
« Si une AG peut se tenir, ça veut dire que le parti vit », a-t-il affirmé. Le responsable a également relativisé les démissions, qu’il considère comme des événements pouvant survenir dans la vie normale d’une organisation politique. Il a surtout appelé à regarder la capacité du PCRN à poursuivre ses activités et à se préparer aux prochaines élections municipales et législatives.

Boubakari Massardine appelle à anticiper les échéances électorales
L’intervention de Boubakari Massardine, secrétaire général national du PCRN, a donné une dimension opérationnelle à cette préparation. Dans un discours marqué par l’appel au travail de terrain, il a rappelé que la conquête des suffrages ne peut reposer uniquement sur l’appartenance à un parti ou sur les ambitions individuelles.
« On ne peut pas être élu dans son lit », a-t-il lancé, pour souligner que les résultats électoraux exigent un investissement concret des militants et des équipes locales. Pour lui, le travail doit commencer bien avant l’ouverture de la campagne : mobilisation des électeurs, préparation des représentants du parti et présence effective dans les bureaux de vote.
Le secrétaire général a particulièrement insisté sur le rôle des personnes chargées de suivre les opérations électorales. Il a évoqué les difficultés rencontrées sur le terrain par les militants qui se déplacent, parfois dans des conditions éprouvantes, pour assurer la présence du parti et défendre ses résultats. Dans cette perspective, la collecte et la conservation rigoureuses des procès-verbaux apparaissent comme des enjeux essentiels.
Son message est également celui de l’urgence. Selon lui, le parti ne peut plus se permettre d’attendre plusieurs mois avant de s’organiser. La préparation doit se faire dès maintenant, au plus près des électeurs et des réalités locales, afin que les équipes soient opérationnelles lorsque les échéances seront fixées.
Les communes au centre du projet politique
De son côté, Aristide Bitouga a mis en avant la place des collectivités territoriales dans l’offre politique du PCRN. Le parti entend faire des communes des moteurs du développement, avec des priorités portant sur la production agricole, les infrastructures routières, la santé et l’éducation.
Le responsable a notamment cité l’acquisition d’engins lourds, tels que des tractopelles et des camions, par certaines communes dirigées par le PCRN. Il a présenté ces équipements comme des outils permettant aux exécutifs municipaux d’améliorer leur capacité d’action. Il a également invité les populations à se renseigner auprès des bénéficiaires des projets réalisés dans les communes concernées afin d’apprécier les résultats de l’action locale.
Cette orientation vise à rapprocher le discours politique des préoccupations quotidiennes des populations : disposer de routes pour acheminer les produits agricoles, accéder aux soins et bénéficier d’infrastructures scolaires adaptées. « L’humain est au cœur de notre projet de société », a déclaré Aristide Bitouga.
À Maképé, les interventions ont ainsi convergé vers un même enjeu : consolider les structures du PCRN et préparer le parti à la compétition électorale. Pour Boubakari Massardine, cette préparation passe par l’anticipation, la discipline et le travail de terrain. Pour Aristide Bitouga, elle doit aussi s’appuyer sur une offre politique mettant les communes et les besoins des populations au centre des priorités.

























