Pour la quatrième fois depuis son entrée en fonction, le Ministre de la Santé Publique, le Dr MANAOUDA Malachie a franchi une étape législative importante, cette fois devant la chambre haute du Parlement. Lors d’une séance plénière présidée par le 1er Vice-Président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, dimanche 6 juillet 2025. Il a présenté un projet de loi aussi ambitieux que sensible : celui portant sur le don, le prélèvement et la greffe de matériel biologique humain.
Ce texte, structuré en 55 articles repartis en 9 chapitres, vise à encadrer de manière rigoureuse mais profondément humaine le processus de don de tissus, de cellules et d’organes d’origine humaine. À travers cette initiative, le Gouvernement entend doter le pays d’un cadre juridique clair, éthique et respectueux de la dignité humaine, répondant aux exigences modernes de sécurité, de traçabilité et d’accessibilité.
Un débat placé sous le signe de l’éthique et de la responsabilité
Moins de deux jours après avoir défendu ce projet devant la Commission des affaires culturelles, sociales et familiales dirigée par le sénateur MAMA, le Ministre est revenu devant l’ensemble des sénateurs pour une nouvelle audition. Les échanges ont été nourris, passionnés et marqués par un fort sens des responsabilités.
Plusieurs sujets ont attiré l’attention des sénateurs : le consentement libre et éclairé des donneurs, le temps requis pour obtenir ce consentement, la sécurisation et l’encodage des cellules dans les processus d’autorisation, ou encore les conditions de délivrance des agréments aux centres de transplantation. Les sénateurs ont aussi examiné de près les mécanismes de contrôle, les garde-fous contre la commercialisation illicite et les moyens de promouvoir le don volontaire.
Un texte salué, mais complexe
Dans un rare consensus, les sénateurs ont reconnu la pertinence du projet de loi, tout en soulignant sa complexité. Le Ministre, rompu à l’exercice, a su répondre avec précision et pédagogie, insistant sur le fait que ce texte s’inscrit dans une démarche de modernisation du système de santé. Il a aussi rappelé la nécessité de l’adapter à nos réalités culturelles et religieuses, tout en respectant les normes internationales.
Il a également réaffirmé l’importance de bâtir une véritable culture du don dans notre société, fondée sur la solidarité, le respect mutuel et la transparence des valeurs clés pour garantir un système de greffe équitable, fonctionnel et accessible à tous.
Une avancée majeure pour la santé au Cameroun
L’examen de ce projet de loi représente une nouvelle avancée dans les réformes engagées pour transformer durablement le secteur de la santé publique. Il s’inscrit dans une série d’initiatives portées avec détermination par le Ministre, et témoigne de la volonté du Gouvernement de bâtir un arsenal juridique moderne, centré sur la personne humaine.
Le vote attendu pourrait ainsi permettre l’entrée en vigueur d’un cadre légal inédit au Cameroun un cadre porteur d’espoir, capable de sauver des vies tout en respectant scrupuleusement l’éthique médicale et les droits fondamentaux des citoyens.
Un pas de plus vers un système de santé plus humain et plus juste au Cameroun
Clavère NKEN, Chef de la Cellule de Communication du MINSANTÉ
















