« La mairie de Douala 5e, nous allons la gagner et ce n’est pas un débat », lance Christian Ndjock. Le secrétaire national aux Affaires politiques du PCRN revendique l’ancrage de son parti et annonce une mobilisation en vue des élections de 2027.
Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) affiche ses ambitions à Douala V. À l’approche des élections législatives et municipales envisagées en 2027, la formation politique entend contester la domination locale du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Pour y parvenir, elle mise sur ses élus, ses structures militantes et les réalisations qu’elle revendique dans les communes où elle exerce des responsabilités.
Christian Ndjock, secrétaire national aux Affaires politiques du PCRN, ne cache pas ses intentions. Face aux interrogations sur le poids réel de sa formation, il met en avant la présence de ses élus dans la circonscription électorale de Wouri-Est. Député, adjoint au maire, grand conseiller et conseillers municipaux constituent, selon lui, autant d’éléments qui témoignent de l’implantation du parti.
« Le deuxième parti politique qui est représenté à la mairie de Douala 5e après le RDPC, ayant un adjoint au maire, c’est bel et bien le PCRN », soutient-il. Une déclaration par laquelle il conteste les discours qui, selon lui, minimisent la place de sa formation dans le rapport de force politique local.
« Même si c’est Goliath », le PCRN promet le combat
Le responsable politique reconnaît que le RDPC dispose, selon lui, de puissants relais administratifs et gouvernementaux. Il assure toutefois que cette situation ne découragera pas son parti. « Même si c’est Goliath face à nous à Douala 5e, nous allons nous battre », lance-t-il.
Cette détermination s’est notamment exprimée lors de l’assemblée générale communale organisée le dimanche 18 octobre à Maképé. Selon Christian Ndjock, la rencontre a rassemblé des responsables des comités de base et des relais opérationnels du parti. L’objectif était de renforcer leur capacité d’organisation et de les préparer à la compétition électorale.
Le secrétaire national aux Affaires politiques précise l’ambition du PCRN en des termes sans équivoque : « La mairie de Douala 5e, nous allons la gagner et ce n’est pas un débat. » Cette déclaration engage publiquement le parti, même si sa concrétisation dépendra de la mobilisation des électeurs et des résultats du scrutin.

Pour étayer ses ambitions, Christian Ndjock avance des chiffres qu’il attribue aux élections de 2020 : 35 % pour le PCRN contre 27 % pour le RDPC. Ces pourcentages restent à vérifier à partir des résultats officiels et du scrutin précis auquel il fait référence.
Le bilan communal et le fédéralisme communautaire en avant
Au-delà de la question des démissions, Aristide Bitouga défend le bilan des exécutifs municipaux issus du PCRN, citant notamment Éséka, Massangam et Messondo. Il invite les journalistes à interroger les bénéficiaires des projets réalisés dans ces communes afin d’apprécier le travail accompli.
Le responsable met également en avant le fédéralisme communautaire, qui vise à faire des communes des moteurs du développement local. Cette approche privilégie notamment l’amélioration des routes, le développement de la production agricole et le renforcement des infrastructures sanitaires et scolaires.
« Nous avons l’avantage de faire ce que nous disons », affirme Aristide Bitouga, présentant la concrétisation des engagements comme un argument en faveur de son parti. Il résume cette vision en une formule : « L’humain est au cœur de notre projet de société. » À travers ce bilan revendiqué, le PCRN entend répondre aux interrogations sur sa cohésion interne en mettant en avant l’action de ses élus et les réalisations qu’il leur attribue dans les communes concernées.
De son côté, le secrétaire général du PCRN, Boubakari Masardine, appelle les militants à tirer les enseignements de la présidentielle de 2025 pour renforcer leur présence sur le terrain. L’expérience acquise lors de cette consultation doit, selon lui, contribuer à mieux préparer les prochains scrutins.
À Douala V, le PCRN affiche ainsi son intention de disputer la mairie au RDPC en s’appuyant sur son implantation, son organisation militante et son projet politique. Reste à savoir dans quelle mesure ces ambitions se traduiront dans les urnes en 2027.

























