Entre sensibilisation, supports d’information distribués, et plantation des arbres, le Centre Internationale en Recherche Forestière et Centre Internationale de Recherche en Agroforesterie (CIFOR-ICRAF), a marqué sa présence à Douala ce jour, au cours la célébration de l’édition 2025 de la Journée Internationale des Forêts, évènement présidé par le Ministre Jules Doret Ndongo.
Sous le thème « Forêts et Aliments », la journée internationale des Forêts s’est tenue ce jour à la place du Ngondo sur les berges du Wouri, dans l’arrondissement de Douala 1er. L’événement présidé par le ministre des Forêts et de la Faune en la personne de Jules Doret Ndongo, était également en présence des autorités administratives, municipales et traditionnelles locales. Pour marquer sa participation, le CIFOR-ICRAF, a sensibilisé les visiteurs sur la protection de l’environnement, la promotion de la biodiversité, depuis son stand occupé par une partie de son personnel représentatif au Cameroun, dont des chercheurs.
Un soutien au Ministère des Forêts et de la Faune
D’après Dr Richard Sufo, l’institution internationale a participé à l’édition 2025 de la Journée internationale des Forêts au Cameroun, pour apporter son traditionnel soutien au Ministère susmentionné : « Nous avons décidé de participer à cet événement, pour porter le soutien de CIFOR-ICRAF au ministre des Forêts et de la Faune avec qui nous travaillons depuis longtemps », a précisé le chercheur de l’institution, à Cameroon Press. Selon lui, ce soutien va dans le sens de trouver des solutions en faveur du thème de la Journée qui est Forêt et Aliments. « Lequel thème nous permet de montrer ce que nous savons faire dans le domaine de la recherche afin d’aider le ministère à mieux faire son travail », a-t-il ajouté.
Cet organisme international qui est basé dans plusieurs pays en Asie, en Afrique et à l’occident, a pour but d’effectuer des recherches sur des questions forestières, et de proposer des solutions issues desdites recherches aux différents décideurs. « Nous faisons de la recherche sur les arbres, sur les hommes et dans la biodiversité. Notre but est de préserver les forêts, et aussi de trouver des solutions faciles à ceux qui vivent des forêts. Longtemps, on a étudié les arbres sans penser aux hommes, et nous pensons qu’il est important de se focaliser sur les hommes aujourd’hui », a expliqué Dr Sufo Richard. face à la Presse, le chercheur ajoute que l’institution fait également de la recherche pratique avec les documents qu’elle produit et qui servent à vulgariser la recherche et à donner des informations pratiques aux différents acteurs qui travaillent sur le terrain.
Le CIFOR-ICRAF travaille en ce moment sur un projet de recherche sur des aliments autochtones, les Baka et les Bagyeli, des peuples qui vivent essentiellement dans les forêts. L’objectif de la recherche est de voir comment ils s’alimentent et trouver des moyens de les emmener à améliorer leurs différents menus.

La recherche sur le Financement de la Recherche en Afrique Centrale
Il y a 5 ans, des forêts d’Afrique Centrale avaient produit un document qui montrait que l’Afrique Centrale est lésée dans la mobilisation des ressources pour des recherches sur les forêts. Et, étant chargé de présenter l’état des lieux à travers des recherches, le Centre Internationale en Recherche Forestière et Centre Internationale de Recherche en Agroforesterie a, à cet effet, produit un document qui montre les financements qui viennent en Afrique Centrale, leurs origines et le taux de financement de chacun. Ledit document faisait savoir que l’Allemagne est en bonne position dans le financement de la recherche en Afrique Centrale, et, les financements proviennent plus des dons que des prêts.
Par contre, toujours selon ledit document, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, ne finançaient pas assez l’Afrique Centrale, non pas par manque de financement, mais parce les autres bassins comme l’Indonésie et l’Amazonie, reçoivent beaucoup de financement, et aussi parce que le cadre institutionnel, structurel et économique n’est pas propice pour que ces banques là financer ces différents domaines là.
Billy Kolla



















