Trouver des stratégies adopter pour restaurer nos écosystèmes dégradés, améliorer la gouvernance de la biodiversité du Cameroun et mobiliser les moyens pour financer des mesures proposées », sont entre autres, des sujets sur la table de réflexion de d’un atelier qui s’est ouvert ce jour à Douala
Dans une approche pangouvernementale, le Ministère de L’environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable du Cameroun, organise à Douala les 14 et 15 Mai, un atelier de définition des actions et des activités des objectifs nationaux de biodiversité. L’événement qui a débuté cette matinée réunit des délégués régionaux et départementaux, des représentants des administrations sectorielles et du secteur privé, des organisations de la société civile, des CTD et institutions des recherches.
D’après Mme Beyala épse Eloundou, en sa qualité de représentante du Ministre de l’environnement, l’atelier va permettre la consultation des parties prenantes de la chaîne de la biodiversité. Il s’agit d’une réflexion collective pour la finalisation de la stratégie nationale. Les participants feront des propositions concrètes des activités et actions à mener, en fonction des différentes spécificités, et des actions d’orientation stratégiques en matière de développement prévues par le gouvernement. « Il est question de voir comment nous pouvons concilier la conservation et le développement économique », a déclaré la représentante du ministre.
“Eu égard aux axes stratégiques que le Cameroun a définis, permettant de lutter contre la perte de la biodiversité, nous verrons quelle stratégie adopter pour restaurer nos écosystèmes dégradés, améliorer la gouvernance de la biodiversité du Cameroun et comment mobiliser les moyens pour financer des mesures proposées. À Douala par exemple, nous connaissons les problèmes qui se posent avec la gestion de la zone côtière, la destruction de la mangrove, la pollution de l’eau, etc », a-t-elle ajouté à Cameroon Press.

État des lieux
D’après le ministère camerounais de l’environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable le Cameroun enregistre environ 10% des espèces végétales qui sont menacées d’extinction, 50% d’espèces végétales dans les points chauds sélectionnés des écosystèmes montagneux et forestiers qui sont en voie de disparition et 30% de pertes de mangroves sont comptabilisées dans la zone côtière et maritime. Ceci Dans un contexte où partout dans le monde, l’on assiste à une perte accélérée des espèces, des habitats et des ressources naturelles, étant donné que la biodiversité constitue la base même de l’existence en fournissant de l’eau, de l’air pur, des sols fertiles, des médicaments et une multitude de services écologiques indispensables à notre bien-être et à notre économie.
C’est dans cette optique que la communauté internationale pour faire face à cette crise, a adopté en 2022 le Cadre Mondial de la Biodiversité Kunming-Montréal (GBF), un plan d’action ambitieux qui fixe 23 objectifs globaux à atteindre d’ici 2030.
Le Cameroun, en sa qualité de pays Partie à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), a traduit ces orientations stratégiques globales en objectifs nationaux de biodiversité qui doivent se décliner en actions nationales adaptées à notre contexte, en tenant compte de nos priorités de développement définies dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), ceci dans une approche pangouvernementale et pansociétale.

Maintenir l’équilibre écosystémique
Au micro de Cameroon Press, le délégué départemental du Minepded pour le Wouri, en la personne de Lemnyuy William, fait savoir que le Cameroun est un pays qui héberge l’une des plus grandes biodiversités au monde. Laquelle biodiversité, étant classée 4ème mondial, exige des actions concrètes pour la conserver car, elle est de fait, très menacée.
Ces actions reposent surtout sur des activités des entreprises, notamment l’industrialisation et l’urbanisation : Deux activités qui, bien qu’importantes pour nous, doivent être encadrées par des actions qui visent à montrer que, bien qu’il y ait l’industrialisation et l’urbanisation, il faut la protection de la biodiversité car, cette biodiversité ne doit pas disparaître.
Et donc, toutes les actions que nous devons mettre en œuvre doivent faire en sorte que dans des activités d’industrialisation, qu’il y ait des moyens de compensation pour développer la biodiversité. C’est-à-dire que, pendant qu’on accepte qu’elle soit détruite dans un endroit, qu’on protège ça ailleurs pour maintenir l’équilibre écosystémique ».
















