Selon la Douane camerounaise, les éléments de la Zone III de l’opération HALCOMI IV ont intercepté, le 17 octobre 2026 à Yagoua, une cargaison de 1,8 million de comprimés de paracétamol dosés à 500 mg, en provenance du Tchad. Dissimulés sous des sacs d’arachides, les produits étaient destinés aux circuits de vente informels de Maroua, dans l’Extrême-Nord.
Une cargaison d’arachides pour dissimuler des millions de comprimés. C’est le stratagème déjoué le 17 octobre 2026 à Yagoua, dans la région de l’Extrême-Nord. Selon la Douane camerounaise, les éléments de la Zone III de l’opération HALCOMI IV ont intercepté neuf cartons contenant au total 1,8 million de comprimés de paracétamol de 500 mg, introduits frauduleusement depuis le Tchad voisin.
D’après les informations communiquées par l’administration douanière, la marchandise transitait par Yagoua avec pour destination finale Maroua, où elle devait alimenter les circuits de distribution informels. Les produits avaient été soigneusement dissimulés sous des sacs d’arachides afin de contourner les contrôles.
Un enjeu de santé publique
Au-delà de l’infraction douanière, cette saisie soulève des préoccupations sanitaires. La circulation de médicaments en dehors des circuits autorisés peut compromettre leur traçabilité et leur conformité aux normes de qualité et de sécurité. Les consommateurs risquent ainsi d’être exposés à des produits dont les conditions de fabrication, de conservation et d’acheminement ne sont pas garanties.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre la contrebande menées par HALCOMI IV. Selon la Douane camerounaise, cette interception illustre les efforts déployés pour endiguer les trafics transfrontaliers et protéger à la fois l’économie nationale et la santé des populations.
La saisie de Yagoua met également en évidence les défis liés à la surveillance des axes commerciaux entre le Tchad et le Cameroun, notamment ceux susceptibles de servir au ravitaillement des marchés informels de l’Extrême-Nord.






















