À l’aune d’un DQP, plusieurs étudiants du centre de formation professionnelle Esmod Cameroun, ont soutenu samedi 16 Mai 2026, au campus de Deïdo, devant familles et connaissances, et un jury rigoureux dont la qualité du travail des candidates a produit des effets de surprises.
D’après le promoteur Paul Nguepi, l’École du Stylisme, Modélisme et du Design (Esmod), veut révolutionner la mode au Cameroun, dans ses 10 régions, promouvoir la culture vestimentaire locale et donner aux enfants les outils pour l’accomplissement d’un rêve. A Cameroon Press, Paul Nguepi a fait savoir que la télévision n’est plus “le seul endroit où l’on peut voir et apprécier les modèles de haute couture. Un enfant formé à Esmod Cameroon n’a rien à envier aux grandes maisons de couture dans le monde. Et même, nos enfants ont des modèles inédits, parce qu’ils créent par inspiration des cultures locales”, a déclaré.
Une École qui forme des formateurs
Lors de ladite soutenance qui s’est tenu en présence des représentants du Minefop, plusieurs promotrices de centre de formation en Stylisme Modélisme, formées à Esmod Cameroon, se sont représentés avec des modèles créés par leurs apprenantes. Au micro de Cameroon Press, Mme Tchuenche Yolande, membre rigoureuse du Jury et promotrice de Karisyol Training Center, a fait savoir qu’après deux années de formation, les apprenantes sont à encourager car, celle-ci ont brillé par un savoir-faire assez satisfaisant.

“Dans leurs présentations, elles ont présenté des tenues assez variés, inspirés des événements, de la nature et des cultures locales. Elles ont démontré avec brio, comment l’on peut partir d’un fait presque négligé pour confectionner une tenue qui révèle les différents messages cachés derrière”. D’après Mme Tchuenche, les candidats de ce samedi ont des talents et des performances qui ne laisser aucune place à la médiocrité.
“Ce sont des personnes qui sont déjà prêtes à intégrer le marché de l’emploi. Néanmoins, nous leur avons demandé d’ajouter à leurs savoir-faire, la compétence de la présentation de la création et de l’activité. Parce qu’il est une chose de savoir coudre, mais il faut aussi savoir vendre. Et donc, elles ont besoin d’ajouter à leur talent, la compétence de la vente”. Formée à Esmod Cameroon, Yolande Tchuenche est également promotrice du centre de formation professionnelle Karisyol Training Center, dans les métiers de la Mode, de la Décoration et du Bien-être.
Quelques mentions “Excellent” au terme de la soutenance devant un Jury rigoureux
D’après Ntjakomo Mbata Lynda, l’Afrique a de très grandes richesses qu’elle devrait présenter au reste du monde et faire vivre ses valeurs culturelles. Pour ce faire, la jeune apprenante de Esmod a proposé une tenue inédite, fruit d’une créativité qui a ému les membres du Jury. “J’ai soutenu avec une tenue d’apparat, inspirée du Balais traditionnel, du Balais, qui est ma source d’inspiration. J’ai fait une tenue dans un style typiquement africain, il est fait d’éléments naturels tels que le Jute, la paille, des perles de bois pour les décorations, des Cauris, des ficelles de végétaux en majorité”.

Le vêtement décapotable qui a valu à Ntjakomo Mbata Lynda, la mention “Excellent”, a pris 110h de temps, réparti en 5h par jour. “Il ne s’agissait pas seulement de couture, mais aussi de tissage, de broderie et de pose de perles. Je déplore que l’Afrique ne mette pas suffisamment en valeur ses richesses culturelles, surtout vestimentaires”, a-t-elle déclaré.

Djuikom Christelle, étudiante en 2ème année qui s’en est sorti avec mention “Excellent”, après avoir réalisé une tenue d’apparat pour des cérémonies de mariage traditionnelle, et autres événements culturels et des soirées de gala. L’étudiante de Esmod a choisi ce modèle pour dénoncer les injustices quotidiennes, et de lancer un appel à la conscience. Le vêtement est constitué d’un tissu Jute qui rappelle sa terre natale à l’Ouest Cameroun, un tissu Wax africain qui représente la diversité culturelle camerounaise, avec des perles qui agrémente le vêtement. A Cameroon Press, Christelle a présenté la tenue d’apparat en 3 pièces, un Bustier qui représente les blessures des personnes qui subissent en silence les séquelles des douleurs du passé, en suite la Robe qui magnifie la personne qui la porte de par sa splendeur et représente la renaissance après un passé sombre, et une partie inférieure qui représente la cola, renvoyant au partage, à la réconciliation et au vivre ensemble.
Le Storytelling de Khadija Design, ancienne étudiante d’Esmod Cameroon, investie dans l’Auto emploi
Après son Baccalauréat en Industrie d’Habillement (IH), Khadijatou Raye a obtenu un CQP et un BTS après 3 ans passées à Esmod, et depuis lors, elle se présente comme une professionnelle de la mode. D’après elle, c’est un rêve d’enfant, qui prend de plus en plus forme. “J’ai toujours voulu être cette styliste-là qui fait parler d’elle dans le monde entier. Ça fait 1 ans que je suis professionnellement active, et je vis déjà des fruits de mon travail”. A son actif, plusieurs modèles et styles de vêtements sur le marché.

“Moi c’est Raye Khadijatou, plus connue sous le nom de Khadija Design, je suis une ancienne étudiante d’Esmod Cameroon. Je fais tout type de vêtements, et pour toutes les pages. Du costume jusqu’aux tenues traditionnelles, et même les sous-vêtements”.
Après ses diplômes professionnels, Khadijatou a effectué des stages en entreprise afin de perfectionner son Art. Jeune, ambitieuse et pure produit de Esmod Cameroon, la talentueuse créatrice, très souvent encouragé par sa mère, a fait savoir à Cameroon Press qu’elle ne cesse d’apprendre, avec pour vision de faire vivre l’art vestimentaire local par la force de son poignet.
À celles qui sont débutantes, la promotrice de Khadija Design n’a pas manqué de transmettre un message par le biais de notre rédaction. “Le métier de la mode demande beaucoup de précision, beaucoup de concentration et par conséquent beaucoup de patience. Il faut avoir l’amour pour son métier, afin de mieux apprendre. Si vous n’avez pas la patience, vous ne pouvez pas tenir. Surtout à Esmod ou la formation n’est pas facile. D’après la jeune couturière professionnelle, les formateurs de Esmod sont hyper exigeants. “Il nous mettaient la pression, et on devait gérer avec la patience et la précision qu’il faut. Les formations étaient très bien, nous avons fait les différentes tenues, nous organisé des défilés”.




















