Des actions seront menées en faveur de la lutte contre les violences numériques sur des femmes et des filles. D’après la délégation régionale de la Promotion de la femme et la famille, des aspects numériques, juridiques, social et familiale seront au menu des activités.
À l’aune de la Journée Mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, a débuté ce mardi 25 Novembre 2025 à Douala, sur le thème : “unis pour mettre fin à la violence numérique à l’égard des femmes et des filles. La cérémonie de lancement a été présidée par Mme le délégué régional du Minproff, en la personne de Gisèle Caroline Ekoh. Selon la déléguée, le phénomène persiste à un rythme alarmant, malgré les initiatives prises en 30 ans de combat. Une femme sur trois est victime de violences au cours de sa vie. Au Cameroun, cette problématique reste très complexe.
“Cette année, notre attention sera focalisée sur le thème suscité, qui invite les gouvernements, les entreprises technologiques, les agents des nations unies et les bailleurs de fonds, à prendre les mesures urgentes pour prévenir et répondre à la violence numérique à l’égard des femmes et des filles” a déclaré Mme Caroline Ekoh dans son allocution. Selon la déléguée régionale du Minproff, la violence numérique est une réalité au Cameroun.
“La situation est grave et préoccupante, nous devons renforcer la lutte contre la violence numérique à l’égard des femmes et des filles pendant leur vie, suite à des actes de violences perpétrés par leur conjoint, parents maniaques, etc. Ces acteurs méritent d’être traqués et punis sans ménagement car, il œuvre contre ce que nous avons de plus cher ”a-t-elle ajouté, tout en précisant que le parent est appelé à prendre sérieusement à prendre conscience de l’évolution sociale et technologique, ainsi que leur impact sur la vie de leurs enfants.

Selon Claudelle Yougang, présidente fondatrice de l’association Mpowa (Nourrir le Pouvoir des Ambitions Féminines), c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, parce que la condition de femme de nos jours, est un cri de secours. “Les femmes traversent beaucoup de situations, mais sont malheureusement maintenues dans le silence”. La présidente de Mpowa a expliqué que le but de son association est de donner un refuge et surtout une écoute à ces femmes-là, qui pourront se libérer d’un fardeau oppressant. Présent à cette cérémonie de lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, Claudelle Yougang a rappelé que Mpowa s’est donnée pour mission d’offrir à des femmes une autre porte de sortie, en les accompagnant dans des actions qui pourront être bénéfiques à leurs conditions et leur l’épanouissement.
















