Le livre intitulé “Investissement de la diaspora et Double nationalité : la nécessité d’une réforme juridique”, est vendu à 10 000f. Le manuel publié en français et en anglais par les éditions UltraPrint est préfacé par le Pr Laurent Charles Boyomo, politologue. La cérémonie de dédicace ce Samedi 11 Janvier a été parrainée par Me Akere Muna, en Compagnie du Journaliste Paul Mahel
Selon l’auteur de l’ouvrage, « La loi Nº1968-LF-3 du 11 Juin 1968 portant code de nationalité, reconnaît un camerounais comme étant une personne née au Cameroun, par des parents camerounais, ou toute personne née sur le sol camerounais. Cela dit, une personne née au Cameroun, bien étant des parents étrangers, est automatiquement camerounais » une loi qui, d’après le juriste, limite l’accès au camerounais nés à l’étranger, qui pourraient être très utiles au développement du pays. « Tous les pays développés du monde sont des pays qui ont accepté la double nationalité. Ce que je demande, poursuit-il, c’est que le parlement camerounais fasse dissoudre cette loi de 1968 qui est un peu obsolète, afin que les camerounais à l’étranger, aient la possibilité de rentrer développer le pays, en bénéficiant des mêmes prérogatives des camerounais. Aucun pays du monde ne peut se développer sans sa Diaspora. »
Le juriste et enseignant à l’université de Yaoundé II estime que le gouvernement de Paul Biya, fonctionne avec de la discrimination. « C’est à dire qu’il y a des membres du Gouvernement, qui ont acquise une nationalité étrangère sont toujours dans le Gouvernement, alors que d’autres sont discriminés. »

Un extrait de l’avant-Propos, signé par le politologue Laurent Charles Boyomo
La diaspora camerounaise a connu des difficultés de diverses natures, comme en témoigne le premier forum d’affaires de la diaspora pour l’investissement qui devait avoir lieu en 2007 pour marquer le début des efforts du pays pour y puiser, mais qui a été annulé. Les conflits entre la diaspora et la mère patrie ont été étudiés dans de nombreuses disciplines académiques. Ces conflits se sont intensifiés également parce que les groupes de la diaspora ainsi que les migrants relèvent souvent de la responsabilité de ministères et de département qui n’ont pas l’expertise nécessaire sur les conflits lointains, domaine dans lequel les ministères des Affaires étrangères se spécialisent généralement. Du point de vue du Cameroun, les obstacles à l’investissement de la diaspora sont très préoccupants et comprennent l’évaluation du potentiel de développement de la diaspora, la mobilisation de financements pour les projets gouvernementaux avec la diaspora, la mauvaise gouvernance et la corruption, la mauvaise coordination entre les acteurs de la diaspora et les institutions gouvernementales, la fuite des cerveaux, la lutte contre la concurrence entre les groupes de la diaspora, etc. L’hypothèse selon laquelle les organisations de la diaspora peuvent soutenir des activités militaires est également une pomme de discorde.
Pour le Dr Ako, la double nationalité telle qu’elle est pensée sous ces différentes menaces constitue un obstacle à la création de richesses par la diaspora. Pourtant, sa nécessité ne doit pas être sous-estimée pour de nombreuses raisons alliant de la nature des liens de la diaspora avec son pays d’origine (en particulier le fait que la double nationalité renforce la participation transnationale) à ses capacités d’investissement. L’auteur fait quelques recommandations politiques à ce niveau, comme accepter la double nationalité comme règle, renforcer les tendances d’harmonisation au sein de l’Union africaine, élargir le champ des cérémonies de citoyenneté. En particulier, le Cameroun a un besoin urgent de richesses et de financements de la diaspora non seulement parce qu’elle contribue énormément à la croissance économique du pays mais aussi parce qu’elle est un moteur d’investissements financiers. Elle détient une grande connaissance et une grande expertise technologique qui peuvent être transférées pour jouer un rôle moteur dans la construction de la richesse de la nation.
L’ouvrage fournit de nombreuses informations pertinentes sur le cadre politique qui est capable de mobiliser la croissance nationale et l’emploi en accord avec la diaspora en ce qui concerne la santé, l’éducation, la technologie et les moyens de paiement électroniques, pour n’en citer que quelques-uns. Certaines leçons des pays comme le Nigéria, le Ghana et le Mali sort également exposées pour rappeler aux politiciens qui hésitent encore à ouvrir la voie du développement en défendant les investissements de la diaspora
À propos de Ako John Ako
Le Dr Ako John Ako, né à Mfuni, département de Manyu, région du Sud-Ouest du Cameroun, est un éminent juriste titulaire d’un doctorat en droit de l’Université de Yaoundé II actuellement Assistant de Soa. Il est actuellement assistant de cours au département de droit privé anglais de la même université, où il transmet ses connaissances et son expertise pour former la prochaine génération de professionnels du droit.
En plus de son rôle universitaire, le Dr Ako est un éducateur expérimenté qui enseigne dans diverses universités privées, notamment l’Institut universitaire du Golfe de Guinée et l’Institut supérieur de gestion. Son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes et de l’activisme de la société civile est évident à travers la fondation de Glo Environmental Watch Cameroun et de l’Association du mouvement des jeunes du Cameroun.
En tant que consultant média pour plusieurs organisations au Cameroun, le Dr Ako est connu pour sa franchise et son engagement à demander des comptes aux autorités par des moyens non violents. Il informe activement les Camerounais sur leurs droits et encourage la participation au processus démocratique.
Le Dr Ako est également cofondateur et président actuel de l’Association des sociétés civiles pour le développement durable au Cameroun, qui milite en faveur de pratiques et de politiques durables qui profitent aux communautés locales. Son dévouement à la justice sociale et à l’autonomisation fait de lui une figure transformatrice dans le paysage juridique et de la société civile du Cameroun.
En 2023, il a publié un article de revue intitulé, « Les implications juridiques des principes du droit international de l’environnement sur la pollution marine dans le golfe de Guinée », contribuant ainsi davantage aux discussions sur le droit de l’environnement. Son dernier livre, « Diaspora Investment and Dual Nationality: The Need for Legal Reforms”, contribue davantage à son engagement à s’attaquer aux problèmes critiques qui touchent les Africains, en particulier les Camerounais, tant au pays qu’à l’étranger.
Billy Kolla

















