Les éléments de la Zone III de l’opération HALCOMI IV ont saisi, le 16 octobre 2026, une cargaison en provenance du Nigeria et présentée comme susceptible d’alimenter des réseaux de fabrication d’engins explosifs improvisés.
Une cargaison de 50 récipients contenant des substances chimiques a été interceptée le vendredi 16 octobre 2026 à Garoua Windé, dans la région du Nord. L’opération a été menée par les éléments de la Zone III de la mission spéciale HALCOMI IV, à la suite de renseignements faisant état de mouvements suspects sur le fleuve Bénoué.
Selon les informations communiquées sur cette intervention, la cargaison provenait du Nigeria voisin et avait été acheminée par voie fluviale à bord d’une pirogue. Les douaniers seraient intervenus au moment du déchargement de la marchandise sur la rive de Garoua Windé, empêchant ainsi son acheminement vers sa destination finale.
Les 50 récipients saisis contiendraient des produits chimiques et du matériel de conditionnement présentés comme destinés à la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI). La nature exacte des substances et leur destination doivent toutefois être établies par les vérifications techniques annoncées.
La sécurité des frontières en question
Cette saisie met en lumière les enjeux sécuritaires liés aux mouvements de marchandises sur les voies fluviales reliant le Cameroun au Nigeria. Dans cette partie septentrionale du pays, la surveillance des frontières constitue un enjeu important face aux risques de circulation de produits dangereux et aux activités des réseaux criminels transfrontaliers.
Initialement mobilisée dans la lutte contre la contrebande, la mission HALCOMI IV intervient également dans un contexte où le contrôle des flux de marchandises peut contribuer à la prévention des menaces sécuritaires.
À la suite de l’interception, la zone concernée a été sécurisée et la cargaison mise sous scellés avant son transfert aux services compétents pour des analyses approfondies. Une enquête a également été annoncée afin d’identifier les personnes impliquées dans le transport de ces produits et de déterminer les ramifications éventuelles du réseau.
Si les investigations confirment la destination présumée de cette cargaison, son interception pourrait avoir permis de perturber une chaîne d’approvisionnement susceptible de servir à la fabrication d’engins explosifs. En attendant les conclusions de l’enquête, cette opération souligne l’importance du renseignement et de la surveillance des corridors fluviaux dans le dispositif de sécurisation des frontières camerounaises.
























