L’alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier a tenu ce jour à Douala, un point de presse en vue de faire entendre leur voix à l’endroit des décideurs. Au siège du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun, l’ensemble des présidents des différentes organisations syndicales des transporteurs routiers, ont fait savoir que si rien n’est fait, la profession suscitée va mourir.
Dans le but de sauver le métier de Transporteur terrestre, un Plateforme a été mise en place par les différents syndicats il y a quelques semaines, en marge des travaux de la 6ème Assemblée Générale » et la IIIème édition des « GTTC Awards tenus à N’Gaoundéré du 27 au 30 Janvier 2026. D’après la déclaration lue devant la presse camerounaise, les signataires de cette plateforme syndicale ont décidé de mutualiser leurs ressources et actions pour l’intérêt de la profession. Ils se sont ainsi engagés à être solidaire dans la recherche des stratégies visant à rentabiliser la profession.
“En dépit des apparences du reste trompeuses, l’activité court à sa perte. Chacun peut le vérifier par le nombre de camions qui sont garés le long des axes et corridors. Non parce que les chauffeurs font des arrêts de plaisance, comme cela se faisait autrefois, mais parce que leurs véhicules sont effectivement en panne. Les transporteurs ont de la peine à assurer la maintenance à cause des coûts élevés des pièces de rechange”, a déclaré le Président du Groupement des Transporteurs terrestres du Cameroun, Ibrahima Yaya.

Les organisations syndicales des transporteurs accusent
Autrefois, étaient d’authentiques propriétaires, ils envoyaient leurs enfants dans les grands établissements scolaires pour ceux qui le désiraient, se permettaient d’épouser plusieurs femmes. Mais à présent, ils sont de plus en plus locataires, traînés souvent dans des unités de POLICE ou de GENDARMERIE par leurs bailleurs pour insolvabilité, une progéniture qui est obligée de recevoir un enseignement au rabais. Cette triste situation interpelle au plus haut point le Transporteur qui régulièrement subit:
_ Les contrôles routiers excessifs et tracassiers;
_ L’augmentation du coût des pièces de rechange;
_ La double revalorisation des prix des carburants à la pompe;
_ La concurrence déloyale des producteurs, la concurrence marqueteurs autres et bailleurs de fret communément désignée sous le vocable “transport pour compte propre”
_ La revalorisation régulière des taxes fiscales;
_ Les difficultés d’accès au fret en transit;
_ La montée de l’insécurité sur les axes routiers et corridors avec l’agression et kidnapping avec demande de rançon de nos chauffeurs.
Ce qu’ils demandent à Paul Biya et ses collaborateurs
Dans le cadre d’un dialogue social, franc et fructueux et en dépit des nombreuses entraves à l’exercice de nos activités, les transporteurs terrestres sollicitent du gouvernement, la mise en place d’un cadre en vue de :
1) la réactivation du Bon de Chargement nécessaire à la sécurisation du prix des transports et au respect du quota de fret défini par les conventions bilatérales de transport des marchandises Cameroun-RCA/Tchad. Ce mécanisme permettrait aux transporteurs à travers leurs syndicats de veiller efficacement sur leurs intérêts et glaner des ressources susceptibles de faciliter leur déploiement. Malheureusement, l’activité a été fragilisée par le BGFT, et en a pris ombrage.
2) Le reversement des cotisations syndicales par le BGFT. Cette préoccupation est restée constante, et n’a jamais fait l’objet d’une attention de la part de l’organe de gestion de fret, excroissance du SNTRC. Le modus operandis prévoit le paiement de 14000 Fcfa, en sus des frais de la LVI (Lettre de Voiture Internationale) exigée à tout transporteur quel que soit sa famille syndicale, ledit montant est reversé au seul SNTRC. Une situation ubuesque, source de tension sociale dans le secteur.
La résilience de cette pratique qui expose la crédibilité du Cameroun en matière de liberté syndicale, bénéficie malheureusement des complicités au sein du gouvernement. Nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à s’y pencher afin de rétablir la justice et l’équité en cette période sensible et délicate que traverse notre pays.
3) La mise en œuvre effective de la Lettre de Voiture Obligatoire. La production de ce titre de transport pour les marchandises circulant à l’intérieur du territoire nationale permettra de contrôler les quotas de transport pour ces types de marchandises afin de lutter contre la concurrence déloyale à laquelle se livre les grands groupes, les marqueteurs, les industriels et autres bailleurs de fret sous la barbe des transporteurs de plus en plus impuissants. Une activité communément appelée « transport pour compte”.
S’agissant de la LVO, les membres de la Plateforme
ASDETRO sollicitent du gouvernement : leur implication effective et toute autre organisation syndicale ayant pignon sur rue dans le secteur; l’implication du partenaire technique désigné conformément aux recommandations de la réunion de concertation de la plateforme ASDETRO du 28 janvier 2026 à N’Gaoundéré.
Au demeurant, les organisations socio-professionnelles réunies au sein de ASDETRO, appellent très respectueusement la haute attention du gouvernement pour l’examen des préoccupations soulevées dans la présente Note. /-
















