Le 14 Janvier 2026, une tragédie meurtrière a perturbé la tranquillité de la population de Gidado dans l’arrondissement de Ndu . 14 morts,14 blessés, les chiffres , d’un bilan lourd. La traque est annoncée par le gouvernement afin de mettre la main sur les hauteurs de cette ignominie.
Revendication ou massacre ?
Depuis 2016 l’on a de cesse de parler de “la crise anglophone” au Cameroun . Des actes d’une monstruosité inqualifiable, justifiée par des revendications (séparation , égalité et reconnaissance de la partie anglophone du pays). Carnage après carnages, on assiste là , à un énième dérapage de ces terroristes. Le département de Donga-Mantung aurait été la scène d’un véritable carnage . Selon Cameroun tribune , des individus armés auraient assiégé cette localité, ruinant ainsi la paix et la sérénité des habitants .
Alphonse LeLe Lafrique, gouverneur de la région du Nord-ouest s’est exprimé sur Crtv Radio en ces termes « Ce matin […] une attaque perpétrée par un groupe terroriste contre des populations civiles a entraîné la mort de 14 personnes, parmi lesquelles un adulte, six femmes et sept enfants [âgés] de 2 à 11 ans » tandis que « Quatorze personnes ont été [évacuées] dans les hôpitaux riverains, à Ndu et à Nkambe, pour recevoir les premiers soins ». En outre, ces iniques assaillants ne se sont pas limités à ravager les vies, ils ont également « incendié six maisons ainsi que des greniers, avant de s’emparer de divers biens » souligne le gouverneur.

Urgence d’agir et responsabilité collective
L’heure est aux actes, et cela nécessite l’intervention de toutes les couches car les dégâts ne sont que trop grands. Des raids d’une telle recrudescence, qu’ils mettent la population du nord-ouest à sang, répriment la tranquillité et la stabilité des habitants. Bâtissant, une instance constante de psychose et de chaos. A cet effet, le représentant de l’État , exhorte les populations à rompre le silence afin de contribuer activement à la capture de ces « terroristes » .
Ainsi , des « mesures urgentes» sont prescrites par le président, Paul Biya, afin de rétablir la sécurité dans la région. Dont l’ouverture d’une enquête dans le but de l’identification de ces malfaiteurs et le déploiement massif des forces armées pour prévenir de toute nouvelle attaque et apporter un soutien sécuritaire aux rescapés de la communauté Mbororo .
Au-delà des chiffres et des communiqués officiels, la tragédie de Gidado pose une question fondamentale : celle de la protection effective des citoyens, où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Si les mesures urgentes annoncées traduisent une volonté de rétablir l’ordre, elles devront s’inscrire dans la durée et s’accompagner d’un engagement réel de toutes les parties prenantes. Car rétablir la sécurité ne se limite pas à traquer des auteurs, mais implique aussi de restaurer la confiance, de prévenir les violences futures et de garantir aux populations, notamment à la communauté Mbororo, le droit de vivre sans peur.
À Gidado, au Nord-Ouest Cameroun plus que jamais, l’urgence n’est pas seulement d’agir, mais d’agir efficacement et collectivement.

















