Le livre “Bail in the common Law and Civil law Jurisdictions in Cameroon“ est un ouvrage publié par Me Nkamwah Phrobert Limen, avocat au barreau du Cameroun, pour sensibiliser et éducation sur l’existence d’une procédure juridique au bénéfice des personne détenues illégalement. L’analyse pratique de l’auteur a été préfacé par plusieurs auteurs et approuvé par des juristes émérites présents à la cérémonie de dédicace ce vendredi 05 décembre 2025

“La libération sous caution dans les procédures pénales, est un droit que vous devez connaître et protéger” a déclaré l’auteur au cours de la dédicace vendredi dernier à Douala. Laquelle dédicace a permis d’écouler plusieurs centaines de livres achetés par des hommes de loi, des hommes de droit, des autorités administrateurs, entre autres. Le livre est vendu à 20 000f au Cameroun et coûte un peu plus chère ailleurs. “Il est évident que ce livre pose sur la table un sujet que jusqu’ici personne n’a abordé, et donc nécessairement ce livre aura un impact sur la formation des avocats en particulier et des praticiens du droit, et même des citoyens en général”,a déclaré Me Kontchou Gabriel, avocat au Barreau du et représentant du Bâtonnier dans le Littoral.

D’après l’auteur, Barrister Nkamwah Phrobert Limen, avocat au barreau du Cameroun, cet ouvrage examine l’octroi de la mise en liberté sous caution dans les affaires pénales relevant des systèmes de Common Law et de Civil Law au Cameroun, en s’appuyant sur une analyse pratique de son application au sein de ces deux systèmes juridiques. Les statistiques révèlent une disparité dans le traitement de cette procédure, malgré l’harmonisation du Code de procédure pénale de 2005 et de la Loi sur l’organisation judiciaire de 2006, qui instaurent et appliquent la mise en liberté sous caution au Cameroun.

Me Barrister Nkamwah Phrobert Limen a fait savoir à Cameroon Press que son ouvrage a pour objectif principal d’analyser les raisons de cette disparité entre les deux systèmes juridiques camerounais, alors même que les lois régissant la mise en liberté sous caution sont harmonisées et d’application générale. Les conclusions de l’étude montrent que le traitement de la mise en liberté sous caution demeure inégal entre les deux systèmes juridiques et que le processus continue de se heurter à des obstacles majeurs tels que la corruption, les abus de pouvoir discrétionnaire des magistrats et les lacunes de la loi.

Me Kontchou Gabriel, avocat au barreau du Cameroun, représentant du Bâtonnier dans la région du Littoral

L’avis détaillée de Me Kontchou Gabriel 

“Le livre traite d’un phénomène que l’on constate dans l’application du code de procédure pénale, concernant les demandes de mise en liberté sous caution, qui est une pratique ancienne dans les régions anglophones, mais qui est assez nouvelle dans les régions francophones. Non pas parce qu’on ne la pratiquait pas en régions francophones, mais parce que la loi est venue codifier la pratique qui se trouvait dans les régions francophones, en apportant de manière spécifique, les demandes de liberté sous caution. Et donc, le constat que fait Me Kamwah, est que dans les régions anglophones, cette pratique se fait aisément, les personnes en conflit avec la justice, obtiennent facilement leur liberté sous caution, que dans les régions francophones ou la pratique est biaisée par les praticiens du droit“.

Me kontchou explique que ce phénomène est dû au fait que ces pratiques ne sont pas entrées dans les mœurs dans les régions francophones contrairement aux régions anglophones. Et en plus, la corruption et la mauvaise fois viennent mettre en déroute cette disposition légale. “C’est pour ça que vous allez voir des gens qu’on arrête des jours et des jours sans titre de détention, et sans pouvoir être libéré, ce qui logiquement devrait être réglés par des mise en liberté sous caution, et parfois par des habeas corpus“, a-t-il précisé.

D’après Me Kontchou Gabriel, la mise en liberté sous caution, comme l’Habeas Corpus, est totalement malmené dans les régions francophones. “je crois que c’est ce phénomène que Me Kamwah a le courage de décrier en trouvant les voies et des moyens pour réduire l’impact négatif, de l’application des dispositions des procédures pénale au profit des libertés individuelles”, a-t-il conclu à Cameroon Press.

 

 

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